JO de Paris : Comment les sportifs se préparent-ils à faire face à la déferlante médiatique ?

JO de Paris : Comment les sportifs se préparent-ils à faire face à la déferlante médiatique ?

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Préparation des athlètes face à l’assaut médiatique des JO de Paris

À l’approche des Jeux Olympiques de Paris en 2024, les athlètes sont confrontés à un afflux de sollicitations médiatiques bien différent de l’édition précédente à Tokyo, où la crise sanitaire avait réduit leur exposition. Pendant ces préparations, les sportifs doivent trouver un équilibre entre entraînement et gestion de leur image médiatique. L’augmentation de l’intérêt médiatique est palpable, mais elle peut s’accompagner d’une lassitude face à des questions répétitives sur les performances futures.

Le cas de la lutteuse Koumba Larroque illustre bien cette nouvelle réalité. Après des Jeux discrets à Tokyo, la sportive de haut niveau est aujourd’hui sollicitée pour son expertise en psychologie et sa capacité à aborder des sujets comme la charge mentale des athlètes. Sa participation à des podcasts et son implication dans le partage de ses expériences personnelles montrent que les sportifs ne se limitent plus à parler uniquement de leurs pratiques sportives mais peuvent aussi mettre en avant d’autres aspects de leur vie et compétences.

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Les contrastes d’une médiatisation réussie

La médiatisation peut se transformer en atout si bien maniée. Denis Gargaud Chanut, kayakiste et entrepreneur, l’a appris à ses dépens. L’exercice des interviews peut se montrer périlleux et demande une certaine concentration pour éviter les contresens. Il existe un véritable art à présenter son sport et son parcours tout en édifiant des barrières pour ne pas être mal interprété. L’athlète a même constitué une liste de journalistes avec lesquels il préfère ne plus s’engager, cherchant à éviter les pièges d’une communication déviée.

Caroline Lopez, jeune archère, saisit l’opportunité de narrer son histoire, usant de sa précocité pour capter l’intérêt médiatique. Malgré un attrait pour les plateformes numériques, elle reconnaît l’importance de répondre aux médias plus traditionnels, même si elle impose ses limites afin que ces interactions ne deviennent pas un poids dans sa préparation.

Le bon usage des médias et le pouvoir de refuser

Les sportifs bénéficient d’encadrement en matière de media-training, comme à l’Institut national du sport, où l’on enseigne tant la façon de répondre efficacement que le droit de ne pas répondre à certaines questions. Refuser de participer à un entretien peut être aussi stratégique que d’y prendre part.

Timothée Clément, espoir du hockey sur gazon, se prépare aux interviews en diversifiant ses réponses pour maintenir son engagement. Conscient des nuances à apporter dans ses échanges avec la presse, il pratique une communication transparente sans trahir les secrets de l’équipe. La question de la bonne pratique sur les réseaux sociaux est centrale, surtout après des exemples récents de dérapages de personnalités publiques qui montrent les dégâts possibles d’une communication mal gérée.

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Conclusion : Une vague à surfer avec prudence

Les athlètes en route vers les Jeux Olympiques de Paris 2024 entendent bien tirer parti de la couverture médiatique sans se laisser submerger. S’ils voient dans cette exposition une opportunité de se faire connaître et de promouvoir leurs disciplines, ils sont aussi avertis des risques et des responsabilités qui accompagnent une telle visibilité. Savoir dire non ou poser des limites est devenu aussi essentiel que le savoir-dire, pour que leur histoire soit racontée avec fidélité et qu’ils puissent se concentrer sur leur objectif principal : la compétition.

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