Niall Ferguson et Eric Schmidt prédisent le destin des empires de l’IA : une domination éclatante suivie d’un déclin
En bref La compétition autour de l’intelligence artificielle ne se réduit plus à une course entre entreprises pour lancer le meilleur assistant numérique. Elle touche aux infrastructures qui permettent de produire et d’exploiter les modèles : puces spécialisées, centres de calcul, énergie, données et investissements. Dans leur analyse publiée dans Foreign Affairs, l’historien Niall Ferguson, la chercheuse Lisa Klaassen et l’ancien dirigeant de Google Eric Schmidt proposent une lecture ambitieuse de cette concentration de moyens. Les États-Unis et la Chine, soutiennent-ils, construisent des empires technologiques dont l’influence pourrait s’étendre bien au-delà de leurs frontières. Leur idée centrale tient à une forme de pouvoir moins visible que la conquête territoriale : celui de définir les outils et les conditions d’accès à la connaissance automatisée. Un pays…
