Pétrole, gaz, blé : Moscou et Washington tiennent-ils les clés de l’approvisionnement mondial ?
Le pétrole, le gaz naturel et le blé ne sont pas de simples marchandises : ils alimentent les transports, les logements et les assiettes, tout en pesant sur les rapports de force entre États. L’annonce d’un accord entre Moscou et Washington autour de livraisons de diesel russe, assortie d’un assouplissement de sanctions américaines, remet au premier plan une question sensible : deux capitales peuvent-elles réellement contrôler les robinets de l’approvisionnement mondial ? La réponse est plus nuancée qu’il n’y paraît. La Russie demeure un acteur majeur des hydrocarbures et des céréales, tandis que les États-Unis disposent d’une forte capacité de production, d’exportation et d’influence financière. Mais la disponibilité réelle dépend aussi des raffineries, des ports, des routes maritimes, des récoltes et des décisions de nombreux…
