Prévention de l’AVC : l’importance cruciale de l’activité physique et les sports à privilégier

Prévention de l’AVC : l’importance cruciale de l’activité physique et les sports à privilégier

La vitalité de l’activité physique dans la lutte contre les AVC

Le neurologue de renom, le Professeur Pierre Amarenco, met l’accent sur un point essentiel : l’exercice physique est une nécessité pour tous, y compris les individus à mobilité réduite, les seniors ou ceux soumis à des conditions de surpoids. L’accessibilité est cruciale ici ; tout le monde doit pouvoir prendre part à cette prévention active. Il souligne que des exercices réguliers, qu’ils soient de haute intensité ou plus modérés, contribuent à un abaissement significatif du risque d’AVC – pouvant atteindre 20%. Cet effet préventif est encore plus marquant chez les femmes en phase de ménopause, où la diminution peut aller jusqu’à 50%. Il est également intéressant de noter que les personnes qui étaient actives avant de subir un AVC montrent souvent une récupération plus efficace.

Santé cardiaque et musculaire renforcée par le mouvement

L’activité physique ne se limite pas à tonifier le système cardiovasculaire. Elle est aussi un rempart contre l’affaiblissement musculaire, ou sarcopénie. Le Professeur Amarenco argumente sur la nécessité de maintenir une musculature solide pour soutenir notre structure osseuse. Des muscles atrophiés, souvent résultat d’un mode de vie sédentaire, peuvent causer des douleurs dorsales. Garder une activité régulière serait donc un remède préventif contre de nombreux maux, notamment pour maintenir une autonomie loin des aides à la mobilité telles que les cannes. De plus, bouger est un excellent moyen d’apaiser des douleurs variées et de renforcer la sensation de bien-être général.

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Chacun devra personnaliser son programme d’activité physique en tenant compte de son âge, de son état de santé général et de son poids. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande deux intensités d’exercices :

  • Intense : originairement préconisée à hauteur de 1h15 hebdomadaire, mais les nouvelles recommandations tendent plutôt vers 2h30
  • Modérée : minimum de 2h30 par semaine, potentiellement amenée à augmenter à 5 heures selon les conseils à venir

Des exemples d’exercices de haute intensité incluent le cyclisme, la course à pied ou la natation, des disciplines exigeant de l’endurance et provoquant essoufflement et transpiration. Pour les exercices modérés, on pense à la gymnastique, le yoga ou même la marche quotidienne.
Pour optimiser les effets bénéfiques, un mélange des deux formes d’activité est préconisé chaque semaine. Pour les individus contraints par le temps, une demi-heure de vélo en appartement chaque matin avant la douche peut se révéler étonnamment profitable pour conserver une musculature robuste, tout en procurant des avantages pour le cœur et les artères.

En conclusion

Le Professeur Pierre Amarenco recommande de prendre conscience de son niveau de risque face aux AVC et de l’importance de l’activité physique comme méthode de prévention. Pour évaluer votre risque personnel et découvrir comment le réduire de manière significative, il conseille de répondre à un questionnaire disponible sur le site Vaincre l’AVC.

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