Alone in the Dark (2024) : Le meilleur jeu d’horreur de tous les temps ? Découvrez notre test exclusif !

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Alone in the Dark (2024) : Une renaissance horrifique à son apogée

La franchise Alone in the Dark, avec une trajectoire aussi incandescente qu’errante, semble renaître de ses cendres. Après des essais divers, allant d’un jeu d’aventure emblématique jusqu’à un multijoueur anodin, elle a fréquemment flirté avec l’oubli. Toutefois, sous l’égide des mécaniques du vaudou, elle prouve que ressusciter avec plus de force est possible. Est-ce que le nouveau jeu parvient à exorciser le passé tumultueux pour Edward Carnby, héros récurrent de la série depuis trois décennies ?

Notre Verdict après 15 heures de jeu

Pour ce test, nous avons exploré les profondeurs d’Alone in the Dark sur la plateforme Xbox Series X, nous immergeant intégralement pendant une quinzaine d’heures.

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Immersion dans un bayou maudit

L’atmosphère sudiste humide de la Louisiane est le théâtre d’un jeu où réalité et souvenir jouent un ballet incertain, menaçant de vous tromper et de s’évaporer à tout instant. Le projet de Pieces Interactive, émanation de THQ Nordic, revisite les fondations mises en place par Frédérick Raynal en 1992, tout en s’en écartant grâce à une réinterprétation ingénieuse.
L’univers détaillé d’Alone in the Dark revisité en 2024 peut-il concurrencer Resident Evil 4 ? Nous suivons à nouveau Edward Carnby et Emily Hartwood, cette fois-ci alliés dès leur entrée dans le manoir de Derceto, pour percer le mystère des menaces qui pèsent sur le destin onirique de l’oncle de la jeune femme. Ce nouveau chapitre, bien qu’identique dans les grandes lignes pour nos deux protagonistes, se révèle différent dans ses interactions et ses énigmes, évoquant avec finesse les origines de la série pour les aficionados et ouvrant un chapitre frais pour les débutants.
Deux parcours nécessaires permettent de démêler le fil de cette épopée singulière, mais ceux qui espèrent des expériences entièrement séparées pourront être désappointés. Quelques variations ponctuent l’aventure, sans cependant proposer la richesse de diversité attendue comparée à “The New Nightmare”.

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Quand le jeu d’horreur épouse le vintage

Alone in the Dark, dans son itération 2024, s’affirme comme un jeu d’action-aventure en mode Survival Horror. Il allie exploration de niveaux linéaires, résolution d’énigmes, et confrontations avec des créatures surnaturelles dans une perspective à la troisième personne. La structure du jeu offre un Derceto central, lieu de ralliement des protagonistes et point de départ de leurs quêtes spécifiques.
Les séquences de frayeur et de tension, alternées avec des phases d’exploration et de résolution de puzzles, assurent un dynamique maîtrisé. Cependant, l’expérience de jeu est fortement ancrée dans les codes classiques du genre, ce qui pourrait porter atteinte à son originalité face à des concurrents plus novateurs.

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Des tribulations entre archaïsme et hommage

Graphiquement, le manoir Derceto dévoile un univers à la direction artistique remarquable, sous une influence italienne en terre louisianaise. Le registre musical jazz contribue également à la richesse atmosphérique du titre, tranchant avec les habituelles compositions des jeux d’horreur.
L’expérience narrative prend toutefois une place prépondérante et démontre une certaine capacité à cultiver l’homage tout en esquissant de nouvelles directions. Porté par des personnages vivants, les rencontres enrichissent l’intrigue d’un charme nostalgique et d’une dimension narrative captivante.
Bien que le jeu présente quelques lacunes techniques et un répertoire limité à l’échelle d’une lutte contre le surnaturel, il n’en reste pas moins une odyssée sincère, apte à séduire les vétérans de la série autant que les passionnés de jeux d’aventure horrifiques ancrés dans un style rétro.

Alone in the Dark parvient à s’imposer comme un titre enveloppé de l’aura lovecraftienne authentique, avec des énigmes intégrées au cœur de l’action et de la découverte. Le mélange d’ancien et de moderne créé un ensemble cohérent, même si la poussière du temps affecte certains aspects du gameplay et des graphismes.

Points positifs:

  • Un univers à la direction artistique soignée
  • Une réinterprétation respectueuse de l’histoire originelle pour les aficionados
  • Des paramètres de difficulté ajustables et un doublage en plusieurs langues

Points à améliorer:

  • Des mécaniques figées et des puzzles convenus
  • Une jouabilité parfois rigide avec des problèmes de caméra
  • Des inégalités techniques (animations désuètes, ralentissements)
  • Des soucis visuels et auditifs perturbant l’immersion

Cette aventure lovecraftienne plus orientée jeu d’action-aventure que Survival Horror effréné, offre une lecture revisitée intéressante de l’histoire initiale d’Alone in the Dark. Les nostalgiques seront touchés malgré l’usure des systèmes de jeu, mais on aurait aimé assister à une innovation plus franche de la part de cette production de Pieces Interactive.
Le verdict est clair : une pépite “AA”, imparfaite mais empreinte d’une démarche sincère.
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