Découvrez pourquoi 7 jeunes sur 10 ne savent pas dater cet événement historique français

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Comprendre les déficits de connaissances historiques chez les jeunes Français

Il semble y avoir un manque croissant de connaissances en matière d’histoire chez la jeune population française. Cette constatation émane d’une étude menée par OpinionWay et révélée le 7 janvier. Cette analyse s’est penchée sur la familiarité de la tranche d’âge 16-24 ans avec certains épisodes clés du passé de leur nation, ainsi que sur leur conscience des problématiques contemporaines.

Une faible sensibilisation aux faits marquants du passé

Un regard sur les données statistiques de l’enquête montre que plus de la moitié des jeunes Français sondés (63%) affirment reconnaître le terme “Shoah”. Néanmoins, une part non négligeable (17%) admet une connaissance limitée sur le sujet, tandis que près d’un jeune sur cinq (18%) indique ne jamais avoir entendu ce terme. Quand on aborde la question des chambres à gaz, un large consensus (85%) émerge sur leur signification. Cependant, seul un jeune sur trois (39%) peut expliquer ce qu’était la rafle du Vél’ d’Hiv en 1942.

Chloé Morin, une politologue associée à l’étude, exprime son inquiétude en parlant de la “désocialisation” d’une génération née au tournant du millénaire et s’interroge sur la façon d’adresser des sujets aussi sensibles que l’antisémitisme à une population méconnaissant des éléments essentiels de l’Histoire.

L’impact de cette méconnaissance sur la compréhension de la société

Le manque de repères historiques se traduit notamment par une interprétation erronée de la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905. En effet, 41% des jeunes interrogés la perçoivent comme un outil discriminatoire envers les musulmans; 31% ont la même perception à l’égard des catholiques, et 25% vis-à-vis des juifs.

Des lacunes en matière de datation

Les zones d’ombre de l’histoire française se révèlent aussi en matière de chronologie. Pour preuve, près de la moitié des personnes sondées (46%) n’a pas su ou ne s’est pas aventurée à situer le début de la Révolution française, pourtant cristallisée en 1789. De surcroît, un chiffre frappant révèle que sept jeunes sur dix (69%) ne sont pas en mesure de préciser l’année où les femmes françaises ont acquis le droit de vote, en l’occurrence en 1944.

Le rôle des médias dans la culture historique

La façon dont les jeunes s’informent pourrait expliquer en partie ces carences. Par exemple, une portion de cette population qui consacre au moins huit heures par jour à l’usage d’un smartphone se montre sceptique quant à la réalité de la Shoah. À l’opposé, 80% des interrogés, de manière globale, ne questionnent pas cette réalité historique. Le mode de communication privilégié par ces jeunes étant les réseaux sociaux (45%), cela contraste avec les générations précédentes, qui privilégiaient la presse écrite.

  • 63% connaissent la Shoah, mais 17% sont peu informés et 18% l’ignorent totalement.
  • 85% connaissent le terme “chambres à gaz” mais seulement 39% connaissent la rafle du Vél’ d’Hiv.
  • Des erreurs de perception de la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905 : perçue comme discriminatoire envers diverses communautés religieuses.
  • 46% ne peuvent dater le début de la Révolution française et 69% ne savent pas quand les femmes ont eu le droit de vote en France.
  • Les réseaux sociaux comme première source d’information, contrastant avec l’ère des médias papier.

Les chiffres révélés par OpinionWay résonnent comme un rappel de l’importance de l’éducation historique et du rôle des médias dans la construction d’une conscience collective éclairée et responsable chez les jeunes générations.

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