Le retour des enfants d’immigrés au Maroc : un phénomène croissant à découvrir

Le retour des enfants d’immigrés au Maroc : un phénomène croissant à découvrir

Renouveau migratoire : les descendants d’immigrés marocains optent pour un futur au pays natal

La diaspora marocaine, poursuivant un élan inverse à celui initié dans les années 60, se chiffre actuellement à 5,1 millions selon le ministère des Affaires étrangères du Maroc. Incluant ceux non enregistrés auprès des consulats et les Marocains de naissance vivant à l’étranger, cette population pourrait atteindre approximativement 6 millions d’individus.

Anxiété et recherche d’appartenance : Les motivations d’un retour

La nouvelle vague de retour au Maroc se compose en grande partie de descendants directs d’immigrés. Ghizlane, une Franco-Marocaine de 27 ans sans emploi, envisage de quitter la France, évoquant des motifs économiques, sociaux, et politiques. Quant à Fatima, 47 ans, elle exprime son désarroi face à la montée des discours hostiles et de l’injustice sociale suite à son retour en France après une expérience professionnelle au Maroc.

L’espoir d’une ascension sociale

L’accès à des perspectives d’évolution socio-économique semble plus aisé au Maroc pour certains membres de cette communauté. Yassine Ben Mokhtar, spécialiste en sciences politiques, souligne la stigmatisation subie par ces individus en Occident. Le Maroc s’affirme alors comme une opportunité espérée d’un renouveau professionnel.

Se préparer au retour

Face à cette aspiration de rapatriement, Driss El-Yazami, président du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger, insiste sur une transition pensée, dénotant le caractère complexe de ce retour qui dépend de critères multiples. À cette fin, la Maison de la diaspora offre un accompagnement spécifique dans ce processus de réinstallations.

Un rapport complexe avec le pays hôte

Le désir de retour repose aussi sur un vécu de discrimination, perçu comme une limitation à l’émancipation individuelle. Le site algérien TSA met en lumière le dilemme des cadres musulmans en France, partagés entre le désir de retour aux racines et l’attrait pour de nouvelles destinations.

Un choix de vie et de pratique religieuse

Les raisons du retour touchent également à un sentiment d’identité et de liberté religieuse. Myriam, 24 ans, se réjouit de son choix de retour qui lui permet de se sentir plus respectée et apaisée au Maroc.

Créer un avenir prospère au Maroc

  • Sara Tamimy, entrepreneure en psychologie d’entreprise, apprécie les opportunités d’affaires malgré les défis administratifs rencontrés.
  • Les groupes sociaux comme “J’ai décidé de m’installer au Maroc” illustrent l’entraide et le partage d’informations pour réussir ce projet.

Le Maroc, à travers ces témoignages, se révèle être non seulement une terre de retour mais également un champ d’opportunités pour ses fils et filles éparpillés à travers le monde. Le chemin de retour promet son lot de défis mais aussi la perspective d’une vie riche de sens et enracinée dans les origines culturelles.

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Bilan : un cheminement individuel vers un futur collectif

Le retour au Maroc n’est pas uniquement un choix individuel mais une démarche collective qui dessine un futur pour la communauté marocaine mondiale. Si la décision est largement influencée par des facteurs personnels et contextuels, elle devient symbolique d’un lien indélébile avec la patrie d’origine.

*Les identités des témoins ont été modifiées pour préserver leur anonymat.

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