Biguglia : Quelles sont les divergences qui se cachent derrière la surface de la nouvelle zone commerciale ?

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La Nouvelle Zone Commerciale de Biguglia : Entre Expansion et Controverse

L’Expansion Controverse d’une Zone Commerciale

Les débats entourant l’établissement de zones commerciales en périphérie urbaine sont récurrents. À Biguglia, à proximité de Bastia, la promotion d’un nouveau complexe commercial soulève des questions. L’espace initialement réservé au commerce ne dépassait pas les 1 000 mètres carrés. Désormais, cette superficie a été septuplée, suscitant de vives réactions au sein du paysage politique.

Un Projet Commercial en Pleine Mutation

Prévu pour ouvrir en juin 2024, ce centre commercial en gestation, s’étendant sur 7 322 mètres carrés, se présente comme un regroupement de 23 parcelles acquises par 17 propriétaires différents. Cette étendue contraste fortement avec la superficie commerciale mentionnée sur le permis de construire originel datant de 2019, qui a depuis subi trois modifications. Ce changement s’est opéré lorsque les propriétaires ont collectivement sollicité la Commission Départementale de l’Activité Commerciale (CDAC) pour réaffecter leurs parcelles à un usage commercial, appuyant leur demande avec un rapport détaillé et onéreux.

Des Votes Révélateurs de Dissonance

Lors de la session de la CDAC qui a eu lieu fin juin et au cours de laquelle le changement d’affectation a été approuvé par six voix contre trois, il est apparu que la décision a scindé l’opinion des représentants nationalistes. En effet, si le maire de Biguglia s’est exprimé en faveur du projet, d’autres, tels que des élus de l’Assemblée de Corse et le maire de Bastia, l’ont contesté.

Les Raisons d’un Choix Municipal

En réponse à cette divergence, le maire de Biguglia a justifié son approbation du projet. Il a souligné que le permis initial était déjà effectif lors de son élection en mai 2020, et qu’il avait œuvré pour reconfigurer la disposition du complexe pour mieux satisfaire les résidents avoisinants. Il a également exprimé son regret quant à l’aval donné par le préfet à une série de permis limitant la surface commerciale à 1 000 mètres carrés.

Une Critique de la Décision d’État

Un élu membre de la CDAC, a formulé des critiques acerbes à l’encontre des méthodes étatiques. Il s’inquiète des précédents que de telles situations pourraient créer, arguant qu’une fois qu’une construction est érigée et que des lots sont vendus, les élus sont contraints d’accepter le fait accompli, malgré d’éventuelles conséquences défavorables pour la concurrence locale.

Interrogations et Absence de Réponses

Des interrogations persistent concernant la capacité des infrastructures actuelles à supporter la nouvelle surface commerciale envisagée. Le promoteur, sollicité pour plus de détails, n’a fait aucune déclaration. Par ailleurs, les raisons pour lesquelles le préfet a maintenu ses validations successives du permis, tout en choisissant finalement de convoquer la CDAC, restent floues. À ce titre, le préfet, bien qu’ayant refusé de s’exprimer ouvertement, a indiqué par communiqué que l’absence de réunion de la CDAC équivaudrait à un avis tacitement favorable, encourageant de ce fait la tenue d’un débat.

Conclusion : Le Débat Continue

La présence de ces ensembles commerciaux en lisière des villes, ainsi que les processus décisionnels au sein des CDAC suscitent régulièrement des controverses. Toujours est-il que la décision prise peut être contestée, ouvrant ainsi la voie à d’éventuels appels.

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