Comment le gouvernement va utiliser les réseaux sociaux pour traquer la fraude fiscale ?

Comment le gouvernement va utiliser les réseaux sociaux pour traquer la fraude fiscale ?

découvrez comment le gouvernement envisage d'utiliser les réseaux sociaux pour lutter contre la fraude fiscale et renforcer la transparence financière.

Surveillance des réseaux sociaux par le Ministère de l’Économie pour la détection de la fraude fiscale

Un dispositif mis en place par le Ministère de l’Économie et testé depuis 2021 s’est montré prometteur dans la lutte contre certaines formes de fraude fiscale. Utilisant l’analyse massive de données présentes sur les plateformes de e-commerce, ce projet pilote s’étendra désormais aux réseaux sociaux suite à une décision gouvernementale récente.

Extension d’un dispositif expérimental

Des informations provenant d’un rapport confidentiel montrent que ce programme devrait prolonger ses activités pour deux années supplémentaires et approfondir ses méthodes de collecte de données. Bien que les performances initiales de cette opération aient été modestes, elles ouvrent la porte à des possibilités d’amélioration significative dans la détection des activités frauduleuses.

Objectifs de la collecte de données

Les principaux objectifs de la collecte de données incluent la détection d’activités non déclarées, telles que des entreprises supposées inactives poursuivant secrètement leurs opérations ou des indépendants n’ayant pas officiellement enregistré leur activité. Cette surveillance s’est d’abord concentrée sur des sites de vente en ligne, évitant les réseaux sociaux pour contourner les restrictions imposées par des régulateurs comme la CNIL et le Conseil constitutionnel.

Mécanismes de collecte et d’analyse de données

Le processus de collecte de données débute par une phase dite d’aspiration, où des annonces en ligne spécifiques sont extraites et analysées. Les données extraites incluent des informations sur les vendeurs et peuvent conduire à l’identification des fraudeurs potentiels grâce à des détails tels que les noms d’utilisateur, les contacts téléphoniques, ou les identifiants des entreprises.
L’administration fiscale enrichit continuellement ces données en sollicitant des informations supplémentaires auprès des fournisseurs de services internet ou directement auprès des plateformes en question.

Conclusion et perspectives

Même si ce rapport indique que le chemin reste long pour obtenir des résultats significatifs, l’engagement du gouvernement à poursuivre cette voie témoigne de l’ambition de renforcer l’efficacité de la collecte des données en ligne dans la lutte contre la fraude fiscale. L’extension de cette initiative est considérée comme une étape nécessaire pour adapter la réglementation aux évolutions technologiques et aux nouveaux comportements des utilisateurs sur internet.

Dans la même thématique

Vous souhaitez Laisser un Commentaire ?