Menaces inédites en 2026 : le classement des assureurs révèle un tournant majeur pour l’humanité

Menaces inédites en 2026 : le classement des assureurs révèle un tournant majeur pour l’humanité

en 2026, les assureurs classent les principales menaces mondiales et révèlent un tournant majeur pour l’humanité. découvrez les risques qui inquiètent le plus.

Les classements des risques publiés en 2026 dessinent un paysage moins simple qu’une liste de menaces à cocher. L’intelligence artificielle, les cyberattaques, le changement climatique et les crises géopolitiques s’y croisent, tandis que les tensions économiques et sociales rendent leurs conséquences plus difficiles à contenir. Pour les assureurs, l’enjeu consiste autant à mesurer chaque danger qu’à comprendre comment il peut en amplifier un autre : une panne informatique peut perturber un réseau énergétique, une crise politique fragiliser les échanges et une catastrophe climatique mettre sous pression les finances publiques.

Les résultats varient toutefois selon les études et les populations interrogées. Le rapport de France Assureurs maintient le risque cyber au premier rang des préoccupations du secteur, alors que le Future Risks Report d’AXA fait apparaître un basculement inédit : l’intelligence artificielle et le big data arrivent en tête des risques cités par les experts. Ces constats ne se contredisent pas nécessairement. Ils révèlent deux angles complémentaires sur des menaces mondiales qui touchent désormais les entreprises, les institutions et la vie quotidienne.

En bref

  • Le cyber demeure une menace majeure pour les assureurs, avec la crainte d’attaques capables de désorganiser des services essentiels.
  • L’IA et le big data changent la hiérarchie des risques dans l’enquête AXA, notamment à cause des incertitudes sur l’emploi, la responsabilité et la maîtrise des systèmes.
  • Le changement climatique reste un danger de premier plan, même lorsqu’il recule dans un classement relatif.
  • Les crises géopolitiques pèsent sur les chaînes d’approvisionnement, les marchés et les prix de l’énergie.
  • La prévention demeure une marge d’action concrète : 85 % des experts et du grand public estiment que les risques les plus préoccupants peuvent être évités au moins en partie.

Classement des menaces en 2026 : deux enquêtes, deux éclairages sur les risques émergents

Un classement ne raconte jamais toute l’histoire. Les résultats mis en avant en 2026 proviennent de démarches distinctes : la cartographie prospective de France Assureurs mesure les risques qui préoccupent les dirigeants de l’assurance et de la réassurance, tandis que le Future Risks Report d’AXA interroge des experts et le grand public sur les risques de société. Les périmètres et les répondants diffèrent ; il serait donc trompeur de fusionner leurs podiums en un classement unique.

Dans l’enquête de France Assureurs, le risque cyber conserve la première place pour la neuvième année consécutive. L’environnement économique se hisse au deuxième rang et le dérèglement climatique recule à la troisième place. La cartographie prospective publiée par France Assureurs met ainsi en évidence une profession qui doit composer avec des menaces anciennes, mais dont les effets deviennent plus intenses et plus interdépendants.

Le rapport AXA, lui, fait ressortir une rupture dans les perceptions : pour la première fois, l’intelligence artificielle et le big data arrivent en tête des risques cités par les experts, devant le changement climatique. Cette évolution ne signifie pas que les dommages environnementaux se sont atténués. Elle indique plutôt que les répondants attribuent désormais une importance exceptionnelle aux conséquences possibles de technologies diffusées rapidement, dont la gouvernance et les mécanismes de contrôle restent en construction.

Cette distinction permet de comprendre pourquoi les assureurs peuvent placer le cyber au sommet de leurs préoccupations opérationnelles tandis que d’autres experts s’alarment davantage de l’IA. Le cyber désigne notamment les intrusions, le sabotage numérique et les interruptions de service ; les risques liés à l’IA couvrent aussi les erreurs de décision automatisées, les usages malveillants et les transformations économiques. Les deux domaines se recoupent, sans être synonymes.

La notion de polycrise, employée par Thomas Buberl, directeur général du groupe AXA, résume cette imbrication : les crises s’accumulent et peuvent se renforcer mutuellement. Cette impression est largement partagée, puisque 95 % des experts et 94 % du grand public estiment que les crises se sont multipliées ces dernières années. Pour une entreprise fictive comme Novalis, une cyberattaque peut interrompre les paiements au moment où une hausse des coûts énergétiques réduit déjà ses marges. Le classement sert alors de carte de vigilance, non de prédiction certaine. La lecture utile consiste à repérer les liens entre risques plutôt qu’à s’arrêter au seul rang de chacun.

RisqueSignal observé en 2026Conséquence possible
CyberPremière préoccupation dans la cartographie France AssureursInterruption de services et atteinte aux infrastructures critiques
IA et big dataEn tête des risques cités par les experts dans l’enquête AXAErreurs automatisées, usages abusifs et bouleversements de l’emploi
ClimatRisque toujours majeur, malgré son recul relatif dans certains classementsDommages matériels, risques sanitaires et tensions sur l’eau ou l’alimentation
Géopolitique et économiePréoccupations en hausse dans plusieurs enquêtesCoûts, ruptures logistiques et instabilité des marchés

Pour situer le débat, les analyses de Forvis Mazars sur les risques assurantiels complètent utilement les publications sectorielles. La hiérarchie est mouvante, mais le point commun est net : l’exposition collective dépend de la capacité à anticiper les interactions entre menaces.

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Intelligence artificielle et cyberattaques : des menaces numériques aux effets bien réels

La progression de l’intelligence artificielle dans le classement AXA traduit une inquiétude qui dépasse les débats sur les performances des logiciels. Les experts s’interrogent sur les systèmes capables de produire des contenus, d’automatiser des décisions ou d’exécuter des tâches à grande échelle, parfois avec une supervision humaine limitée. Parmi les risques cités figurent la destruction d’emplois, les usages frauduleux, les erreurs difficiles à détecter et la concentration du pouvoir technologique entre les mains d’un petit nombre d’acteurs.

Le sujet de l’emploi est particulièrement sensible. Les révolutions technologiques précédentes ont supprimé certaines fonctions tout en faisant émerger de nouveaux métiers ; pour l’IA, cette capacité à créer suffisamment d’activités nouvelles reste incertaine. Gilles Moëc, économiste en chef du groupe AXA, souligne que cette création d’emplois n’a pas encore été démontrée à l’échelle nécessaire pour dissiper les craintes. Dans une société où les tâches administratives, créatives ou analytiques sont progressivement automatisées, la vitesse de transformation peut dépasser celle de la formation professionnelle.

La préparation institutionnelle apparaît également limitée : seuls 9 % des experts interrogés estiment que les pouvoirs publics sont suffisamment prêts à faire face aux risques liés à l’IA, une proportion qui tombe à 3 % en Europe. Cet écart ne prouve pas qu’une catastrophe soit imminente ; il révèle un décalage entre la diffusion rapide des outils et la capacité à établir des règles, des audits et des responsabilités claires. Pour un assureur, une question devient centrale : qui répond d’un dommage lorsqu’une décision dommageable résulte d’un modèle, de données inadéquates et d’une validation humaine insuffisante ?

Ces interrogations rejoignent directement les cyberattaques. Les deux catégories s’alimentent : l’IA peut faciliter la production de messages frauduleux convaincants, accélérer l’analyse de failles ou aider à automatiser certaines opérations malveillantes. À l’inverse, les systèmes d’IA reposent sur des données et des infrastructures susceptibles d’être volées, altérées ou rendues indisponibles. Une attaque contre un prestataire commun peut alors affecter simultanément des milliers de clients et d’entreprises.

La préoccupation des assureurs ne se limite donc plus au piratage isolé d’un ordinateur. Elle porte sur la capacité d’un incident à provoquer une interruption en chaîne : hôpital privé de certains outils, plateforme logistique inaccessible, système de paiement bloqué ou réseau énergétique perturbé. La place centrale des cyberattaques dans les préoccupations assurantielles reflète cette évolution vers le risque systémique.

Une entreprise comme Novalis pourrait réduire son exposition en séparant les sauvegardes, en testant la reprise d’activité et en contrôlant les accès de ses fournisseurs. Pour l’IA, elle aurait également intérêt à documenter les décisions automatisées, à surveiller les données utilisées et à prévoir une intervention humaine pour les choix sensibles. La technologie n’est pas en elle-même une menace inévitable : le danger grandit lorsque son déploiement précède les garde-fous.

La ligne de partage se situe ainsi moins entre innovation et interdiction qu’entre adoption contrôlée et dépendance aveugle. Les protections numériques et la gouvernance de l’IA deviennent des conditions concrètes de continuité pour les organisations.

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Changement climatique et énergie : des risques physiques qui restent au premier plan

Le recul relatif du changement climatique dans certains classements ne constitue pas un recul du danger. Dans le rapport AXA, il demeure le risque principal aux yeux du grand public, toutes générations confondues, et occupe la deuxième place chez les experts. Les dommages associés aux tempêtes, sécheresses, inondations, incendies de forêt, épisodes de grêle et à la montée du niveau marin sont cités par 54 % des experts et 48 % du grand public comme une préoccupation majeure.

Ce constat se comprend à travers des situations très concrètes. Une inondation peut endommager des logements et des commerces, mais aussi interrompre les transports, contaminer des réseaux d’eau ou retarder l’acheminement de matériel médical. Une sécheresse prolongée affecte les récoltes, les réserves d’eau et parfois la production électrique. Les risques ne se limitent donc pas à la valeur des biens assurés : ils touchent la continuité des services et la santé publique.

Les inquiétudes portent aussi sur l’insécurité alimentaire et hydrique. Lorsque plusieurs régions connaissent des récoltes faibles ou des restrictions d’eau, les marchés agricoles et les prix peuvent réagir bien au-delà des zones directement touchées. Pour Novalis, une entreprise qui dépend d’emballages ou de matières premières agricoles, la conséquence peut se traduire par des délais et des coûts supplémentaires, même si ses bâtiments n’ont subi aucun dommage physique.

L’énergie relie étroitement climat, géopolitique et transformation numérique. Les besoins de calcul liés à l’intelligence artificielle s’ajoutent à ceux des ménages, des transports et de l’industrie, tandis que les infrastructures doivent se décarboner et rester fiables. Le rapport souligne que les pays peinent à concilier prix abordables, sécurité d’approvisionnement et durabilité. La hausse du coût de l’énergie est une préoccupation majeure aussi bien pour les experts que pour le grand public.

Une panne électrique prolongée pourrait affecter les communications, les services de santé, la conservation des aliments et les systèmes de paiement. La multiplication des événements météorologiques extrêmes peut, elle, imposer des réparations coûteuses et réduire la disponibilité de certaines infrastructures. Les assureurs évaluent alors à la fois la probabilité du sinistre, le montant potentiel des dommages et la possibilité que plusieurs événements surviennent dans une même période. Les méthodes historiques perdent en pertinence si les conditions de demain ne ressemblent plus à celles d’hier.

La prévention passe par des choix de construction, une meilleure gestion des eaux, des plans contre les vagues de chaleur et une diversification des sources d’approvisionnement. Elle suppose aussi une information accessible aux habitants : connaître les zones exposées et savoir où se trouvent les refuges ou les points d’eau peut réduire les conséquences humaines. La réponse ne peut reposer uniquement sur l’indemnisation après le sinistre ; elle commence avant l’événement.

Les pressions sur la biodiversité et les ressources naturelles restent elles aussi importantes, même si cette catégorie tombe à la dixième place des risques cités par les experts dans l’enquête AXA, après avoir occupé la sixième position durant les trois années précédentes. La surexploitation des ressources demeure une inquiétude centrale. La baisse du rang traduit une concurrence accrue d’autres menaces, non une restauration des écosystèmes ; les effets écologiques peuvent, au contraire, rendre les risques climatiques et alimentaires plus difficiles à gérer.

Dans cette hiérarchie, le climat et l’énergie rappellent une règle essentielle : un risque peut quitter le sommet d’un tableau sans cesser de peser sur les vies, les territoires et les budgets.

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Crises géopolitiques, économie et tensions sociales : les effets en cascade

L’instabilité géopolitique n’a jamais autant inquiété les répondants du classement AXA depuis la création de cette enquête annuelle. Les conséquences économiques des tensions — guerres commerciales, sanctions et perturbations des chaînes d’approvisionnement — constituent la principale préoccupation pour 50 % des experts et 36 % du grand public ayant retenu ce risque. Ce sont souvent les répercussions indirectes qui atteignent les entreprises et les ménages : retards, pénuries, hausse des prix ou difficultés à trouver un fournisseur de remplacement.

Une crise géopolitique peut, par exemple, perturber les routes maritimes et accroître les délais de livraison. Une entreprise dépendante d’un composant spécifique peut se retrouver à l’arrêt même si ses propres installations sont intactes. Les risques liés au transport maritime illustrent cette vulnérabilité des échanges mondiaux, tandis que les tensions sur les marchés céréaliers peuvent transmettre les effets d’un conflit jusque dans le prix des produits alimentaires. Ces mécanismes montrent pourquoi la cartographie des menaces ne relève pas seulement de la diplomatie : elle concerne aussi la logistique, l’assurance et le pouvoir d’achat.

Le risque énergétique s’inscrit dans cette même chaîne. Des tensions sur l’approvisionnement peuvent accentuer la hausse des tarifs, et les ménages les plus fragiles disposent de moins de marge pour absorber ces coûts. Pour les entreprises, une facture énergétique plus lourde peut conduire à réduire l’activité ou l’investissement. Lorsque les prix, le chômage et les inquiétudes sur l’avenir se cumulent, les tensions sociales risquent à leur tour de s’intensifier.

Dans la catégorie des menaces sociales, la défaillance des institutions et le recul démocratique dominent les préoccupations des experts. 89 % d’entre eux jugent les pouvoirs publics insuffisamment préparés à l’émergence de ce risque. La fragmentation sociale a par ailleurs été intégrée cette année à l’enquête, avec des inquiétudes qui varient selon les régions : en France et au Royaume-Uni, le grand public cite fréquemment les tensions liées aux migrations ; dans plusieurs pays africains, les experts mettent davantage l’accent sur la défiance envers les institutions et les médias.

Ces perceptions ne doivent pas être réduites à une seule cause. Une société peut se fragmenter lorsque les citoyens ne partagent plus les mêmes sources d’information, lorsque les inégalités deviennent plus visibles ou lorsque des services essentiels semblent inaccessibles. Une catastrophe ou une crise économique peut alors accroître la défiance si les décisions publiques sont jugées opaques ou inéquitables. À l’inverse, des informations vérifiables et des dispositifs d’aide lisibles peuvent soutenir la cohésion.

Les risques macroéconomiques et financiers complètent le tableau. Parmi les experts ayant retenu le risque macroéconomique, 28 % citent les guerres commerciales et les droits de douane comme principale préoccupation ; le grand public redoute davantage le chômage de masse. Les risques de stabilité financière sont évalués différemment selon les régions, avec une inquiétude plus élevée en Asie-Pacifique et en Afrique qu’en Europe et sur le continent américain. Cela rappelle que la même crise ne produit pas partout les mêmes vulnérabilités.

Les assureurs peuvent aider les organisations à tester plusieurs scénarios : fournisseur indisponible, hausse brutale de l’énergie, fermeture d’une route commerciale ou baisse d’activité. La lecture croisée des risques cyber, économiques et climatiques montre l’intérêt d’une approche qui suit les interdépendances plutôt que les frontières entre catégories.

Prévention et rôle des assureurs : transformer le classement des menaces en décisions

Un classement des risques n’a d’intérêt que s’il aide à agir. Or, 85 % des experts et du grand public estiment que les menaces qui les préoccupent le plus peuvent être évitées au moins partiellement grâce à la prévention. Ce chiffre ne signifie pas qu’un plan puisse supprimer les catastrophes, les conflits ou les pannes. Il souligne plutôt qu’une partie importante des dommages dépend de décisions prises avant la crise : entretien des infrastructures, partage d’informations, diversification des fournisseurs et préparation des populations.

Pour les assureurs, le travail commence par l’évaluation de l’exposition. Il faut comprendre quels biens sont menacés, quels services dépendent d’un même fournisseur et quelles conséquences peuvent se propager au-delà du premier incident. Une entreprise peut sembler peu vulnérable à une inondation si son site se trouve en hauteur, mais rester dépendante d’un centre de données situé dans une zone exposée. De même, un commerce bien protégé contre les intrusions peut être paralysé par la défaillance numérique d’un prestataire commun.

La prévention s’organise à plusieurs niveaux. À l’échelle d’une organisation, elle comprend des plans de continuité, des sauvegardes testées, des exercices de crise et des procédures de communication. Pour les collectivités, elle suppose des cartes d’exposition actualisées, des alertes compréhensibles et des infrastructures capables de résister à des conditions extrêmes. Pour les pouvoirs publics, la préparation implique aussi des règles adaptées à l’IA, des mécanismes de contrôle et une coordination entre acteurs.

La couverture d’assurance intervient ensuite pour absorber une partie des pertes, mais elle ne remplace ni la sécurité ni la prévention. Si un événement est trop vaste, simultané ou difficile à mesurer, le risque peut devenir compliqué à mutualiser. C’est pourquoi les assureurs s’intéressent à la qualité des plans de prévention et aux investissements qui réduisent la fréquence ou la gravité des sinistres. Une entreprise qui connaît ses dépendances et sait reprendre rapidement son activité est généralement mieux armée qu’une organisation qui se contente d’espérer qu’aucune crise ne surviendra.

Pour Novalis, le passage à l’action pourrait débuter par une carte simple : ses fournisseurs critiques, ses données essentielles, ses sites exposés aux aléas climatiques et les fonctions qui doivent rester opérationnelles. Un exercice annuel permettrait ensuite de tester un scénario combiné, par exemple une panne informatique pendant une période de forte chaleur et de hausse des coûts énergétiques. Cette simulation rend visibles des fragilités que des analyses séparées auraient manquées.

La prévention nécessite enfin une information de confiance. Les chiffres ne doivent pas être présentés comme des certitudes universelles : les résultats d’une enquête dépendent de son échantillon, de son calendrier et de la formulation des questions. Les publications de France Assureurs, dont sa synthèse des risques de la profession, permettent de distinguer les préoccupations du secteur des perceptions plus larges. Cette précision évite de transformer un classement en prophétie et aide à orienter les ressources vers les vulnérabilités réelles.

Le classement 2026 ne livre donc pas une fatalité, mais une série de signaux à interpréter. Pour préserver l’avenir de l’humanité, le levier le plus solide reste la capacité à relier l’analyse des risques à des mesures concrètes, vérifiables et régulièrement mises à jour.

Pourquoi l’intelligence artificielle arrive-t-elle en tête de certains classements en 2026 ?

Dans le Future Risks Report d’AXA, l’IA et le big data prennent pour la première fois la première place parmi les risques cités par les experts. Les préoccupations portent notamment sur l’emploi, les usages malveillants, la responsabilité et le manque de préparation des pouvoirs publics.

Le risque cyber reste-t-il la principale menace pour les assureurs ?

Oui. Dans la cartographie prospective de France Assureurs, le risque cyber demeure en première position pour la neuvième année consécutive. Ce résultat concerne le classement propre au secteur de l’assurance et ne doit pas être confondu avec les autres enquêtes de risques.

Le recul du changement climatique dans un classement signifie-t-il que le danger diminue ?

Non. Un recul dans la hiérarchie indique que d’autres risques sont davantage cités, pas que les événements climatiques deviennent moins graves. Les dommages liés aux tempêtes, sécheresses, inondations et feux restent une préoccupation importante des experts et du grand public.

Comment les entreprises peuvent-elles agir face à ces menaces mondiales ?

Elles peuvent cartographier leurs dépendances, sécuriser les accès et les sauvegardes, diversifier leurs fournisseurs, établir des plans de continuité et organiser des exercices de crise. L’objectif est de limiter les dommages et de maintenir les fonctions essentielles.

Quel est le rôle des assureurs dans la prévention des risques émergents ?

Les assureurs évaluent les expositions, accompagnent la préparation et contribuent à financer la réparation des dommages couverts. Leur intervention ne remplace pas les protections techniques ni l’action des pouvoirs publics, mais elle peut encourager une meilleure anticipation.

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