L’Italie va-t-elle enfin se débarrasser de sa dette malgré un déficit budgétaire record ?

L’Italie va-t-elle enfin se débarrasser de sa dette malgré un déficit budgétaire record ?

découvrez comment l'italie cherche à surmonter sa dette malgré un déficit budgétaire important dans l'union européenne.

L’endettement italien face à un déficit en baisse mais encore important

En dépit d’un excédent budgétaire supérieur aux estimations fixées par l’administration italienne, la situation de la dette nationale montre des signes d’amélioration,stimulée notamment par l’inflation et une croissance économique plus dynamique que celle anticipée.

Un PIB en hausse légère

L’économie italienne a enregistré une progression de 0,9% de son PIB. Cette augmentation est supérieure à celle de 0,8% pronostiquée précédemment par les autorités, mais reste en deçà de la croissance significative de 4% constatée en 2022. L’ISTAT a rapporté ces informations, soulignant un essor économique modéré.

Écart entre déficit réel et objectifs budgétaires

Le déficit de l’Italie a atteint 7,2% du PIB, un pourcentage qui, malgré sa réduction par rapport aux 8,6% de l’année précédente, dépasse toujours la cible de 5,3% fixée pour l’exercice en cours.

Diminution relative de la dette

Le ratio de dette du pays, qui est l’un des plus considérables au sein de la zone euro, a connu une baisse, soutenu par une inflation solide qui a favorisé le PIB nominal. La dette italienne a décru pour s’établir à 137,3% du PIB, contre 140,5% l’année antérieure, d’après les données de l’ISTAT, marquant ainsi une performance meilleure que le seuil de 140,2% envisagé par le gouvernement.

La pression sur les prévisions de déficit de l’année en cours

L’objectif fixé par Giorgia Meloni, Première ministre d’Italie, est de limiter le déficit à 4,3% du PIB pour l’année courante. Cependant, la révision des modalités de comptabilisation des aides à la rénovation énergétique par Eurostat pourrait compromettre cet objectif.

Ces aides, appelées Superbonus, bien qu’ayant impulsé le secteur de la construction et la reprise économique post-COVID-19, ont engendré des coûts importants. Le ministre de l’Économie, Giancarlo Giorgetti, a pointé ces mesures comme étant responsables du déficit élevé.

Facteurs de la croissance de l’année passée

La demande intérieure a été un facteur clé de la croissance italienne l’année dernière. En effet, les investissements, la consommation des ménages et les dépenses publiques ont significativement progressé. Le commerce extérieur a également apporté une contribution modeste, tandis que la baisse des stocks a eu un impact négatif notable sur la croissance.

Prévisions économiques face au scepticisme

Le gouvernement table sur une croissance de 1,2% pour l’année actuelle, un pronostic vu avec scepticisme par de nombreux analystes qui prévoient une augmentation du PIB plus modeste, aux alentours de 0,7%. Le dernier trimestre de 2023 a montré une expansion économique de 0,2%, s’inscrivant dans une tendance positive quoique timide.

En résumé, bien que confrontée à un déficit budgétaire plus important que ses anticipations, l’Italie observe une diminution de sa dette publique, alimentée par une inflation robuste et un essor économique modeste. Des interrogations demeurent néanmoins quant à la réalisation des objectifs de déficit pour l’année en cours, dans un contexte de politiques de stimulation économique coûteuses et d’un environnement économique global incertain.

Dans la même thématique

Vous souhaitez Laisser un Commentaire ?