Anticor, en attente d’agrément, exprime sa colère contre la décision administrative

Anticor, en attente d’agrément, exprime sa colère contre la décision administrative

anticor exprime sa colère contre la décision administrative de ne pas accorder son agrément.

Contexte de la demande d’agrément

L’association Anticor, reconnue pour son engagement dans la lutte contre la corruption en France, se trouve actuellement dans une situation délicate. En juin 2023, le tribunal administratif de Paris a annulé l’arrêté du Premier ministre d’alors, Jean Castex, qui renouvelait l’agrément de l’association pour trois ans. Cette décision judiciaire, confirmée par la cour administrative d’appel en novembre 2023, a été déclenchée par une contestation interne sur la régularité du processus de renouvellement.

Face à cette annulation, Anticor a soumis une nouvelle demande d’agrément le 19 janvier auprès du Premier ministre actuel, Gabriel Attal. Cependant, cette demande a été mise en attente, laissant l’association dans l’incertitude.

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Réaction de l’association face à l’inertie gouvernementale

L’attente prolongée pour le renouvellement de leur agrément a suscité une vive réaction de la part d’Anticor. L’association a exprimé son mécontentement, précisant que la direction des affaires criminelles et des grâces du ministère de la Justice les a informés de la “mise en attente” de leur demande jusqu’à l’issue des procédures judiciaires en cours.

Anticor a fermement critiqué cette approche, arguant que le gouvernement s’affranchit des procédures légales normatives qui encadrent l’octroi d’agrément aux associations de lutte contre la corruption. L’association soutient que cette mise en attente n’est mentionnée dans aucun texte législatif ou réglementaire, ce qui soulève des questions sur la légitimité de cette décision administrative.

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Implications légales et lutte pour la transparence

Cette situation met en lumière les défis auxquels les organismes de surveillance comme Anticor doivent faire face dans leur quête de transparence et de justice. Le refus implicite de l’agrément, dû au silence de la ministre des Affaires étrangères après six mois, équivaut légalement à un rejet, selon les sources au ministère.

Le recours à une “mise en attente” conditionnée par l’issue de litiges administratifs en cours, semble porter atteinte au droit à un recours juridictionnel effectif. Cela, argue Anticor, pourrait être vu comme une manière de dissuader ou de décourager les interventions d’entités gênantes pour certains pans administratifs ou politiques.

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Répercussions sur l’avenir d’Anticor

L’incertitude concernant la revalidation de son agrément a des implications profondes pour Anticor, notamment sur sa capacité à agir en tant que partie civile dans les affaires judiciaires de corruption. Depuis 2015, l’agrément avait permis à Anticor de participer activement dans des affaires notables, renforçant ainsi les efforts nationaux contre la corruption.

Anticor insiste sur le fait qu’elle remplit les cinq conditions requises pour l’agrément, soulignant son rôle crucial dans le paysage juridique français en matière de lutte contre la corruption. L’association reste déterminée à regagner son agrément, non seulement pour continuer ses activités, mais aussi pour défendre le principe de justice et de transparence dans la gestion publique.

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