Affaire Benjamin Quilès : début du procès en appel de Michaël Sako à Toulouse

Affaire Benjamin Quilès : début du procès en appel de Michaël Sako à Toulouse

Début du second procès relatif à l’affaire Benjamin Quilès à Montauban

Michaël Sako confronté à la justice pour meurtre

Ce jeudi, le 18 janvier, s’ouvre le procès en appel de Michaël Sako, un homme de 34 ans, qui sera jugé par la cour d’assises d’appel de Montauban. Il fait face à des accusations graves suite au décès de Benjamin Quilès, officier de police de 35 ans, après un incident qui s’est produit sur le parking d’un établissement nocturne de Toulouse en mi-juillet 2019. Cette affaire, initialement appréciée comme une querelle pour une place dans la queue d’un camion de restauration rapide, a pris une tournure tragique.

Les faits qui ont conduit au drame

La tragédie s’est déroulée dans la matinée, entre le 19 et le 20 juillet aux alentours de 5h30. Sako est accusé d’avoir créé une altercation en tentant de dépasser les autres clients devant un camion de restauration rapide, ce qui a mené à un échange houleux avec l’employée du service. Comme rapporté par La Dépêche, c’est à la suite d’une intervention de Benjamin Quilès, présent hors service et accompagné d’un ami, que la situation a escaladé. L’intervention de Quilès après que l’accusé a ouvert son coffre de voiture, a précédé une série d’événements fataux.

Description de l’agression mortelle

  1. Sako est accusé d’avoir fait tomber Benjamin Quilès au sol après une altercation physique.
  2. Une fois au sol, Quilès aurait reçu des coups de poing et des coups de pieds, dont certains à la tête.

Fuite et détention de l’accusé

Après l’agression, Sako et un autre individu se seraient enfuis en voiture. Arrêtés plus tard dans la même journée par des agents du Service régional de police judiciaire (SRPJ), ils ont été placés en détention.

Issue du premier jugement et anticipation du second

Lors du jugement initial survenu en octobre 2022, la cour d’assises de la Haute-Garonne avait rendu un verdict lourd pour l’accusé : une peine de 23 ans de prison ferme avec un suivi sociojudiciaire de cinq ans post-libération. L’associé de Sako, quant à lui, a reçu une sentence plus clémente avec neuf mois avec sursis pour son implication dans les violences.

Procédure d’appel et acteurs impliqués

Pour ce deuxième round judiciaire, l’accusé sera représenté par Me Edouard Martial, tandis que la défense des parties civiles sera assurée par Me Laurent Boguet. La cour est attendue pour rendre son verdict le vendredi. La victime, qui avait été décrite comme particulièrement robuste, avait laissé derrière lui une conjointe enceinte de leur enfant au moment de la tragédie.

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