Thierry Lhermitte donne des nouvelles de Ludwig Briand, son partenaire dans « Un indien dans la ville » : « Il est sur un autre fuseau horaire »

Thierry Lhermitte donne des nouvelles de Ludwig Briand, son partenaire dans « Un indien dans la ville » : « Il est sur un autre fuseau horaire »

Plus de trente ans après la sortie d’Un indien dans la ville, Thierry Lhermitte a donné des nouvelles de Ludwig Briand, l’enfant qui incarnait Mimi-Siku dans cette comédie devenue un film culte. Invité de l’émission Legend, le comédien a eu la surprise de retrouver son ancien partenaire par visioconférence. La rencontre a révélé une trajectoire éloignée des plateaux : Briand vit aujourd’hui en Guadeloupe et travaille pour le ministère de la Justice.

« Il est sur un autre fuseau horaire », a résumé Thierry Lhermitte, en évoquant avec humour la distance qui sépare désormais les deux partenaires de tournage. La formule dit aussi le chemin parcouru depuis le succès de la comédie française de 1994. Ludwig Briand n’a pas poursuivi une carrière d’acteur professionnel : il explique que les tournages entraient souvent en concurrence avec ses examens et qu’il a choisi de privilégier ses études.

En bref

  • Thierry Lhermitte a retrouvé Ludwig Briand lors d’un échange vidéo diffusé dans le cadre de Legend.
  • L’interprète de Mimi-Siku vit en Guadeloupe et exerce des responsabilités au sein de la justice judiciaire.
  • Il n’a pas quitté le cinéma à la suite d’un échec : les contraintes de tournage et ses études ont orienté son choix.
  • Il garde un bon souvenir du film et pratique encore l’improvisation théâtrale en amateur.
  • Les nouvelles de Ludwig Briand éclairent autant sa reconversion que la mémoire durable d’Un indien dans la ville.

Thierry Lhermitte retrouve Ludwig Briand, le visage de Mimi-Siku

La rencontre organisée dans l’émission Legend a pris la forme d’une surprise pour Thierry Lhermitte. Alors que l’acteur revenait sur le parcours d’Un indien dans la ville, Ludwig Briand est apparu en visioconférence. Cette conversation a rendu le récit plus personnel : au lieu de parler uniquement d’un ancien tournage, les deux hommes ont pu échanger directement, plusieurs décennies après avoir joué un père et son fils à l’écran.

Dans le film sorti en 1994, Briand incarnait Mimi-Siku, un garçon venu d’Amazonie et confronté à la vie parisienne. Thierry Lhermitte jouait son père, Stéphane Marchado, qui découvre l’existence de cet enfant et l’emmène en France. Le ressort comique reposait notamment sur le contraste entre les habitudes du jeune héros et celles de son nouvel environnement. Le duo formait ainsi le cœur d’une comédie familiale qui a marqué plusieurs générations de spectateurs.

La surprise a aussi permis de mesurer le contraste entre l’image conservée par le public et la vie actuelle de l’ancien enfant comédien. Pour beaucoup, Ludwig Briand reste Mimi-Siku, avec ses expressions et ses aventures dans les rues de Paris. Pourtant, le temps écoulé depuis le tournage a largement dépassé la durée habituelle d’une carrière d’enfant acteur. La visioconférence a rapproché ces deux temporalités : le souvenir d’un film populaire et la réalité d’un homme qui a construit une vie professionnelle différente.

Thierry Lhermitte a expliqué que son ancien partenaire n’avait pas été particulièrement attiré par le cinéma. Cette remarque a été nuancée par Briand lui-même. Il a raconté que les périodes de tournage coïncidaient fréquemment avec les examens scolaires. À un moment, il fallait donc choisir entre la poursuite de cette expérience artistique et la continuité des études. Sa décision ne relève pas d’un départ spectaculaire du métier, mais d’un arbitrage concret entre deux engagements.

Ce détail donne une autre lecture à la formule sur le décalage horaire. L’écart n’est pas seulement géographique, entre la France métropolitaine et la Guadeloupe ; il tient aussi aux chemins suivis depuis le film. L’un a continué à évoluer dans le spectacle, tandis que l’autre s’est orienté vers la fonction publique et la justice. Leur échange montre que les liens n’ont pas besoin d’une carrière commune pour perdurer : parfois, un souvenir partagé suffit à reprendre la conversation.

Les retrouvailles ont également une valeur particulière dans l’actualité des acteurs, où les retours d’anciens partenaires sont souvent présentés comme des retrouvailles miraculeuses. Ici, elles reposent sur une relation de travail ancienne, mais aussi sur un intérêt sincère pour le parcours de chacun. Thierry Lhermitte n’a pas seulement évoqué une figure de son passé : il a donné la parole à l’adulte qu’est devenu Ludwig Briand. C’est ce passage du souvenir à la rencontre qui rend l’échange notable.

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Pourquoi Ludwig Briand a choisi une autre voie après Un indien dans la ville

La question de la reconversion surgit presque automatiquement lorsqu’un ancien enfant acteur disparaît des écrans. Pourtant, dans le cas de Ludwig Briand, le mot « reconversion » ne signifie pas nécessairement qu’une carrière cinématographique s’est interrompue après une longue période. Les éléments rapportés dans l’émission indiquent plutôt qu’il a suivi une voie différente au moment où il devait construire son parcours scolaire. Le cinéma n’a pas constitué son projet professionnel à long terme.

Les tournages demandent une disponibilité importante, parfois à des périodes déterminantes pour les études. Briand a évoqué le chevauchement entre les productions et ses examens. Pour un jeune interprète, cette difficulté est très concrète : accepter un rôle peut entraîner des absences, perturber un calendrier scolaire et compliquer la préparation d’épreuves importantes. À l’inverse, renoncer à certains projets permet de poursuivre une formation avec davantage de stabilité. Son choix illustre le poids de ces contraintes pratiques, rarement visibles dans le souvenir glamour d’un succès populaire.

Thierry Lhermitte a résumé la situation en disant que le cinéma n’intéressait pas Ludwig Briand. La précision apportée par ce dernier complète ce propos : les études ont compté dans la décision, et le rythme des tournages ne s’accordait pas toujours avec les impératifs scolaires. Les deux explications ne s’annulent pas. Elles montrent plutôt qu’une expérience artistique réussie ne conduit pas forcément à vouloir en faire un métier. Un enfant peut apprécier un tournage sans souhaiter organiser toute sa vie autour des castings et des plateaux.

Son parcours actuel témoigne d’une orientation professionnelle structurée. Ludwig Briand travaille pour le ministère de la Justice. Il occupe le poste de directeur du service de greffe judiciaire et assure également la responsabilité de la gestion informatique pour l’ensemble du ressort de la cour d’appel de Basse-Terre. Ces fonctions réunissent des dimensions administratives, juridiques et techniques. Elles sont loin de l’univers du cinéma, mais elles impliquent elles aussi coordination, précision et sens des responsabilités.

La comparaison ne doit pas être poussée trop loin : un service judiciaire ne fonctionne évidemment pas comme un tournage. Néanmoins, les deux domaines demandent de travailler avec des équipes, de respecter des délais et de contribuer à un projet collectif. Dans un tribunal, la bonne circulation des dossiers et des informations est essentielle au fonctionnement du service. La responsabilité informatique citée par Briand souligne aussi la place croissante des outils numériques dans les institutions publiques. Son emploi actuel ne constitue donc pas un simple changement de décor, mais un engagement professionnel à part entière.

Le cas de Briand rappelle enfin qu’un rôle marquant ne résume pas une personne. Le public peut continuer à associer un nom à une scène ou à un personnage, alors que l’intéressé a depuis longtemps développé d’autres compétences et d’autres centres d’intérêt. Les nouvelles de Ludwig Briand sont intéressantes précisément parce qu’elles déplacent le regard : elles ne racontent pas la disparition d’une vedette, mais la construction d’une vie qui n’a pas eu besoin de prolonger la célébrité d’enfance.

Sa pratique de l’improvisation en amateur maintient toutefois un lien avec le jeu. Ce détail évite de présenter son parcours comme une rupture absolue avec la scène. Briand continue à faire de la comédie à titre non professionnel, dans un cadre qui ne détermine ni son emploi ni son identité publique. La différence entre passion et métier apparaît ici nettement : on peut conserver le plaisir de jouer sans chercher à transformer cette activité en carrière. Son choix montre qu’une porte refermée sur le cinéma professionnel peut rester entrouverte sur le loisir artistique.

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De Mimi-Siku au ministère de la Justice : la vie de Ludwig Briand en Guadeloupe

Dans l’échange relayé par Legend, Thierry Lhermitte explique que Ludwig Briand vit désormais en Guadeloupe. C’est cette installation outre-mer qui nourrit la formule « il est sur un autre fuseau horaire ». Elle évoque avec légèreté la distance et les contraintes d’organisation qui accompagnent une conversation entre la métropole et les Antilles. Selon la période de l’année, le décalage horaire entre Paris et la Guadeloupe varie, mais le rapprochement reste immédiat pour le public : l’ancien Mimi-Siku a construit sa vie loin des lieux où le film avait été tourné.

La Guadeloupe n’est pas seulement une destination lointaine dans cette histoire. C’est le cadre de ses responsabilités professionnelles au sein du ressort de la cour d’appel de Basse-Terre. Briand décrit un poste à double composante : la direction du service de greffe judiciaire et la gestion informatique à l’échelle de cette juridiction. Cette précision permet de comprendre que sa carrière s’est développée dans un environnement où l’organisation administrative et les outils numériques occupent une place importante.

Le greffe accompagne le fonctionnement quotidien de la justice : les audiences, les dossiers, les actes et les procédures nécessitent un suivi rigoureux. La gestion informatique, de son côté, suppose de veiller au bon fonctionnement des systèmes utilisés par les services concernés. Ces missions n’ont rien du quotidien d’un acteur, mais elles exposent Briand à une responsabilité collective. Le choix de ce métier déplace aussi l’attention portée à son identité : il n’est pas seulement l’ancien enfant d’un film connu, mais un professionnel dont le travail répond à des besoins concrets.

Ce contraste est particulièrement frappant parce que le cinéma conserve souvent une image figée de ses jeunes interprètes. Un spectateur qui revoit la comédie peut reconnaître immédiatement Mimi-Siku, sans savoir que son interprète a poursuivi des études, rejoint la fonction publique et exercé dans les services judiciaires. Le passage du temps transforme le personnage en souvenir, alors que la personne continue d’avancer. La visioconférence de Legend rend visible ce décalage sans chercher à le dramatiser.

La formule de Thierry Lhermitte fonctionne aussi parce qu’elle transforme une donnée géographique en trait de caractère de la rencontre. Elle ne laisse pas entendre qu’ils auraient perdu contact ou qu’ils vivraient dans des mondes devenus incompatibles. Au contraire, l’appel vidéo permet de franchir rapidement la distance et de faire apparaître Briand à l’écran. Les outils numériques ont modifié la manière dont les anciennes équipes se retrouvent : une conversation qui aurait autrefois nécessité un déplacement peut désormais se tenir à distance, malgré les milliers de kilomètres.

Dans l’actualité des acteurs, les récits de reconversion sont parfois réduits à une anecdote insolite. Le cas de Briand mérite une lecture plus précise. Son métier n’est pas une curiosité destinée à surprendre, mais le résultat d’un parcours professionnel autonome. L’intérêt médiatique vient du contraste avec sa notoriété passée, tandis que la substance de son récit tient à des choix ordinaires : poursuivre des études, construire une carrière et s’installer dans un territoire où il exerce aujourd’hui ses fonctions.

Son histoire rappelle également que les trajectoires ne suivent pas une ligne unique. Un rôle réussi peut ouvrir une possibilité, mais il ne dicte pas la suite. Entre la Guadeloupe et Paris, entre les plateaux d’un film et les services de la cour d’appel, Ludwig Briand a dessiné un parcours dont l’écart géographique est aussi le signe d’une vie construite selon ses propres priorités.

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Un indien dans la ville, film culte de la comédie française des années 1990

Sorti en 1994, Un indien dans la ville occupe une place reconnaissable dans la mémoire de la comédie française. Son histoire repose sur une rencontre de cultures et de modes de vie : Mimi-Siku quitte son environnement amazonien pour découvrir Paris, tandis que Stéphane Marchado doit apprendre à connaître le fils dont il ignorait l’existence. Le décalage entre les repères du garçon et ceux de la capitale fournit une grande partie des situations comiques, tout en donnant au récit une dimension familiale accessible à un large public.

Le succès du film tient aussi à la clarté de son dispositif. Le spectateur comprend rapidement le contraste central et peut suivre les mésaventures du jeune héros à travers des lieux familiers ou emblématiques. Paris devient un espace d’apprentissage, parfois déroutant, où Mimi-Siku observe des règles sociales inconnues et les interprète à sa manière. Cette mécanique permet d’enchaîner les gags tout en maintenant un fil émotionnel : le rapprochement progressif entre un père et son enfant.

Thierry Lhermitte apporte au personnage de Stéphane une forme de maladresse qui accompagne l’évolution du récit. Il ne s’agit pas simplement d’un adulte confronté à un enfant espiègle, mais d’un père qui doit réviser ses habitudes et apprendre à tenir compte d’une réalité nouvelle. À ses côtés, Ludwig Briand donne à Mimi-Siku une présence singulière, qui repose sur son rapport direct au monde et sur son étonnement devant la vie urbaine. La relation entre les deux interprètes constitue l’un des ressorts les plus mémorables de cette comédie.

La bande originale a également contribué à la place du film dans la culture populaire. Le refrain de « Chacun sa route, chacun son chemin », interprété par Tonton David, est associé à cette histoire pour de nombreux spectateurs. La chanson accompagne un récit où les trajectoires se croisent sans forcément devenir identiques. Avec le recul, cette idée semble faire écho à la vie de Ludwig Briand : après avoir partagé une aventure cinématographique avec Thierry Lhermitte, chacun a suivi son chemin, tout en gardant un souvenir commun de cette période.

Le film a aussi laissé des images fortes liées à ses scènes d’action et à certains décors parisiens. Briand a évoqué des séquences tournées sur la tour Eiffel, qui ont exigé de l’assurance et de la préparation. Il a également raconté s’être entraîné pendant six mois en vue des scènes avec la fameuse mygale associée à Mimi-Siku. Cette anecdote rappelle qu’un film présenté comme une comédie légère demande, derrière l’écran, des répétitions, une organisation précise et une attention particulière à la sécurité des jeunes comédiens.

Revoir aujourd’hui ces scènes permet de distinguer le souvenir du public des conditions de fabrication. Une séquence qui semble spontanée peut nécessiter plusieurs prises, des consignes détaillées et une préparation prolongée. L’entraînement de Briand face à l’araignée illustre ce travail invisible. Il révèle aussi combien le rôle était pensé pour faire réagir le spectateur : la présence de la mygale provoque surprise et rire, tandis que l’assurance du personnage renforce le contraste avec les adultes qui l’entourent.

La longévité d’un film ne dépend pas uniquement de son scénario ou de ses interprètes. Elle tient également aux souvenirs personnels que les spectateurs y attachent : une séance en famille, une chanson entendue à la radio ou une scène répétée ensuite dans la cour d’école. C’est ce tissu de références qui transforme parfois un succès en film culte. Les retrouvailles de Lhermitte et Briand ravivent cette mémoire collective tout en montrant que les personnes réelles ont continué à évoluer bien après le dernier jour de tournage.

Pour cette raison, les nouvelles données par Thierry Lhermitte ne sont pas un simple retour nostalgique sur un succès passé. Elles relient le cinéma français des années 1990 aux parcours contemporains de ses interprètes. Le personnage de Mimi-Siku reste attaché au film, mais Ludwig Briand a désormais une existence professionnelle et personnelle qui dépasse largement cette image. La mémoire du film demeure, tandis que la vie de son acteur principal enfant a suivi une route différente.

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Les souvenirs de tournage de Thierry Lhermitte et de son ancien partenaire

Lorsqu’un acteur revient sur un film plusieurs décennies après sa sortie, les souvenirs ne portent pas seulement sur le scénario. Ils concernent aussi les lieux, les scènes complexes, les habitudes de travail et les relations nouées pendant la production. Pour Thierry Lhermitte, évoquer Ludwig Briand revient à reparler d’un partenaire de tournage avec lequel il partageait une relation père-fils à l’écran. La rencontre dans Legend donne à ces souvenirs un visage présent, plutôt que de les laisser dans le registre de l’archive.

La différence d’âge et d’expérience entre les deux comédiens faisait partie de la dynamique du film. Lhermitte était déjà un acteur établi, tandis que Briand était un jeune interprète au cœur d’une production très visible. Ce contexte aurait pu rendre l’expérience impressionnante, mais les éléments rapportés montrent que le tournage est resté pour Briand un souvenir positif. Il ne décrit pas une période qu’il chercherait à effacer. Au contraire, il garde une appréciation favorable de cette aventure et se souvient de scènes exigeantes avec une certaine précision.

La séquence de la tour Eiffel et les scènes impliquant la mygale illustrent deux aspects différents du travail. D’un côté, un lieu emblématique impose des contraintes de tournage et donne au film une dimension spectaculaire. De l’autre, la présence de l’araignée réclame une préparation spécifique, que Briand situe à six mois. Ce délai permet de comprendre qu’une scène comique peut demander un long apprentissage. L’objectif est de rendre l’action crédible et de permettre au jeune comédien de jouer sans être pris au dépourvu.

Cette préparation n’enlève rien à la spontanéité apparente du film. Elle en est plutôt la condition. Le public voit une situation drôle ou surprenante, mais pas nécessairement les répétitions qui l’ont rendue possible. Les anecdotes de tournage offrent donc un accès utile aux coulisses : elles montrent comment le cinéma transforme une idée de scénario en scène visible, en combinant jeu, mise en scène et organisation technique.

La rencontre récente rappelle également que les souvenirs professionnels peuvent rester vivants sans se traduire par une collaboration continue. Thierry Lhermitte et Ludwig Briand n’ont pas poursuivi ensemble une série de projets, puisque Briand s’est éloigné du cinéma professionnel. Cela ne signifie pas que leur relation passée a perdu toute importance. Une expérience partagée peut conserver une valeur particulière même lorsque les trajectoires divergent, surtout lorsque le film a été vu et revu par un large public.

Le recours à la visioconférence apporte un contraste amusant avec les souvenirs du tournage. À l’époque, les deux interprètes se côtoyaient dans le cadre d’une production organisée autour de scènes et d’horaires précis. Des décennies plus tard, ils se retrouvent à travers un écran, malgré le décalage horaire et les kilomètres. La technologie ne reconstitue pas le plateau, mais elle permet un échange direct et spontané. Elle rend aussi possible une prise de parole de Briand, qui peut expliquer lui-même les choix faits après le film.

Ce point est important parce que l’histoire d’un ancien enfant acteur est souvent racontée par les adultes qui l’ont côtoyé ou par les spectateurs qui se souviennent du rôle. Dans cet échange, Ludwig Briand peut corriger ou compléter le récit de Thierry Lhermitte en donnant les raisons qui lui appartiennent. Il explique la place des examens et de ses études, tandis que son ancien partenaire apporte son regard sur l’époque. Les deux perspectives ne prétendent pas effacer le passé : elles le rendent plus complet.

Au bout du compte, ces retrouvailles donnent une image simple des liens qui subsistent après un tournage. Il n’est pas nécessaire que les deux hommes aient connu des carrières parallèles pour partager un souvenir important. Le film les a réunis à un moment précis de leur vie ; le temps a ensuite ouvert des chemins distincts. La conversation de Legend les rapproche à nouveau, sans faire de la nostalgie le seul sujet de l’échange.

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Pourquoi les nouvelles de Ludwig Briand intéressent encore le public

La curiosité suscitée par le parcours de Ludwig Briand ne repose pas uniquement sur la nostalgie. Elle révèle une question familière : que deviennent les enfants que le public a associés à un rôle marquant ? Dans le cas de Mimi-Siku, l’image du jeune garçon découvrant Paris est restée accessible grâce aux rediffusions et aux souvenirs partagés autour du film. Quand Thierry Lhermitte donne des nouvelles de son ancien partenaire, il répond donc à une interrogation qui dépasse le cercle des professionnels du cinéma.

Cette curiosité doit toutefois être accompagnée d’un regard attentif. Un rôle célèbre ne résume pas une vie et ne permet pas de déduire les motivations d’une personne. C’est pourquoi les précisions données par Briand sont importantes : elles replacent son choix dans son contexte, notamment les périodes de tournage qui coïncidaient avec les examens. Elles montrent que la suite de son parcours ne s’explique pas par une formule sensationnaliste, mais par une décision prise à un moment où les études demandaient du temps et de la continuité.

Son activité actuelle ajoute une dimension concrète à cette histoire. Il ne s’agit pas seulement de dire qu’il a « changé de vie », mais de préciser qu’il exerce des responsabilités dans le service public judiciaire en Guadeloupe. La direction du greffe et la gestion informatique pour le ressort de la cour d’appel de Basse-Terre constituent un travail quotidien, structuré et éloigné de la célébrité. Ces éléments donnent au récit une véritable consistance et empêchent de réduire Briand à une curiosité liée à son enfance.

Son rapport au spectacle demeure nuancé. Il continue de pratiquer l’improvisation en amateur, ce qui montre que l’intérêt pour le jeu peut survivre sans se transformer en activité professionnelle. Cette distinction est essentielle : la passion artistique n’oblige pas à rechercher la notoriété ni à construire sa carrière autour d’elle. Pour une personne qui a connu un plateau très jeune, garder une relation libre à la comédie peut même représenter une manière de préserver le plaisir initial, sans les contraintes d’une profession.

Son passé de joueur de poker ajoute une autre facette à son parcours. En 2013, il a été présenté comme champion d’Île-de-France de poker amateur. Ce résultat témoigne d’un intérêt différent de son métier et de son expérience à l’écran. Il ne faut pas en tirer des conclusions excessives sur son caractère, mais ce détail rappelle que les personnes connues à travers un film possèdent des activités et des talents qui échappent souvent à l’image publique. La célébrité d’un personnage ne révèle qu’une petite partie de la personne qui l’a incarné.

Dans les médias, les retrouvailles d’anciens partenaires de tournage répondent souvent à une attente de reconnaissance : les spectateurs veulent savoir si les liens ont perduré et comment les vies ont évolué. L’échange entre Lhermitte et Briand satisfait cette curiosité sans prétendre raconter chaque étape de leur existence. Il apporte des éléments vérifiables et laisse apparaître une relation cordiale, nourrie par un souvenir commun. Cette sobriété rend le récit plus intéressant qu’une présentation uniquement fondée sur le mystère ou la surprise.

Le parcours de Briand donne enfin une perspective utile sur la manière dont le public parle des carrières. On peut avoir connu un succès populaire très tôt sans vouloir le reproduire, et l’on peut continuer à aimer la scène sans en faire son métier. Dans son cas, les études ont pris le dessus sur les impératifs du tournage, puis une carrière s’est construite dans la justice. Le rôle de Mimi-Siku demeure une étape mémorable, mais il n’est qu’une partie d’un itinéraire plus vaste.

La formule « sur un autre fuseau horaire » résume ainsi plusieurs écarts à la fois : celui de la distance, celui des années écoulées et celui de deux parcours professionnels désormais éloignés. Pourtant, la rencontre vidéo montre que ces différences n’empêchent pas une conversation simple. Thierry Lhermitte et Ludwig Briand peuvent revenir sur leur film sans confondre le personnage avec l’homme, ni le souvenir avec la vie présente.

Que devient Ludwig Briand, l’interprète de Mimi-Siku ?

Ludwig Briand vit en Guadeloupe et travaille pour le ministère de la Justice. Il dirige le service de greffe judiciaire et assume également des responsabilités en gestion informatique pour le ressort de la cour d’appel de Basse-Terre.

Thierry Lhermitte et Ludwig Briand sont-ils restés en contact ?

Thierry Lhermitte a donné de ses nouvelles et l’a retrouvé lors d’un échange vidéo dans l’émission Legend. Leur conversation a ravivé le souvenir de leur collaboration dans Un indien dans la ville.

Pourquoi Ludwig Briand n’a-t-il pas continué une carrière au cinéma ?

Il a expliqué que les tournages tombaient souvent pendant les périodes d’examens et qu’il a choisi de privilégier ses études. Il n’a pas poursuivi le métier d’acteur professionnel, même s’il pratique encore l’improvisation en amateur.

Quel souvenir Ludwig Briand garde-t-il du tournage ?

Il conserve un bon souvenir de l’expérience. Il a notamment évoqué les scènes sur la tour Eiffel et la préparation de six mois réalisée pour les séquences avec la mygale.

Source: www.leprogres.fr

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