À Aix, le procès met en lumière la violence quotidienne du narcotrafic
À Aix-en-Provence, l’ouverture du procès pour le triple assassinat commis à la fin de 2020 place au premier plan une violence que les habitants des quartiers touchés connaissent souvent loin des salles d’audience. Cinq hommes comparaissent pour leur implication présumée dans les meurtres, dont celui de Brahim Chabane, le frère d’Amine Kessaci, militant engagé contre le narcotrafic. Les accusations doivent être examinées par la cour, et la présomption d’innocence demeure applicable à chacun des mis en cause jusqu’à une décision définitive. Cette affaire dépasse le récit d’un crime isolé. Elle donne à voir les conséquences humaines du trafic de drogue, les rapports de force attribués aux réseaux criminels et la difficulté, pour les proches des victimes, de faire face à une procédure placée sous haute…
