Inès Bernard, déléguée générale d’Anticor : «Les morts sur un brancard me rappellent le coût humain du détournement de l’argent public»
En reliant les morts sur un brancard aux sommes soustraites à l’usage collectif, Inès Bernard place la lutte anticorruption au-delà des seuls débats de droit et de morale. La déléguée générale d’Anticor souligne un enjeu concret : l’argent public détourné n’est plus disponible pour financer les besoins communs, qu’il s’agisse des urgences hospitalières, de l’école ou des transports. Ce lien ne signifie pas que chaque difficulté d’un service public serait causée par la corruption, mais il rappelle que les ressources publiques sont limitées et que leur affectation engage des choix politiques. Cette perspective prend un relief particulier dans un contexte où les associations alertent sur la progression des atteintes à la probité et sur les moyens consacrés à leur détection. L’entretien consacré à Inès Bernard…
