Le danois Ecco met fin à l’activité de son usine de chaussures au Vietnam

Le danois Ecco met fin à l’activité de son usine de chaussures au Vietnam

le fabricant danois ecco met fin à l’activité de son usine de chaussures au vietnam, marquant un tournant pour sa production dans le pays.

Le fabricant danois Ecco arrête la production dans son usine de Bau Bang, au Vietnam, à compter du lundi 2 novembre 2026. Plus de 1 600 emplois sont concernés par cette décision, qui s’inscrit dans une restructuration mondiale destinée à réduire les capacités du groupe après plusieurs années de demande en baisse.

Le site, ouvert en 2020 près de Hô Chi Minh-Ville, fabriquait plus de huit millions de chaussures et d’articles dérivés par an. Tandis qu’une équipe réduite doit organiser le départ de l’entreprise et la fermeture des installations, Ecco s’est engagé à régler les salaires et prestations sociales dus jusqu’à la fin novembre. Pour les salariés et pour l’industrie locale, l’arrêt marque un tournant dans une région où l’emploi manufacturier dépend largement des commandes à l’export.

En bref

  • Ecco cesse la production de chaussures dans son usine de Bau Bang le 2 novembre 2026.
  • Plus de 1 600 emplois sont concernés ; une équipe limitée reste pour gérer la fermeture.
  • Le groupe invoque la baisse de la demande, une surcapacité de production et sa restructuration mondiale.
  • Les fabricants vietnamiens affrontent des commandes instables, une concurrence accrue et des coûts élevés.

Fermeture de l’usine Ecco au Vietnam : ce qui change à Bau Bang

La décision met fin à l’activité industrielle d’Ecco au Vietnam. Le site de Bau Bang a interrompu sa production le jour de l’annonce, et l’entreprise entre dans une phase de dissolution et de fermeture. Les informations relayées par la presse locale indiquent que seuls quelques employés resteront pour assurer les démarches liées au départ du groupe.

Plus de 1 600 personnes sont concernées, mais ce chiffre ne signifie pas que chaque salarié cesse immédiatement son activité le même jour. Ecco a annoncé le maintien des salaires et des prestations sociales dus jusqu’à la fin du mois de novembre, une mesure importante dans une période où les travailleurs doivent rechercher un nouvel emploi et s’informer sur leurs droits.

Ouverte en 2020, l’usine avait atteint une capacité de plus de huit millions de chaussures et de produits dérivés par an. Cette ampleur illustre l’importance du site dans l’organisation industrielle du groupe, mais aussi l’effet local d’une décision prise à l’échelle internationale. Le média vietnamien Tuoi Tre détaille les conséquences pour les travailleurs et les modalités annoncées autour de l’arrêt.

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Une restructuration mondiale face à la baisse de la demande

Selon les informations rapportées par Tuoi Tre, Ecco justifie sa décision par plusieurs années de recul de la demande et par un programme mondial de réorganisation de sa production. Le groupe estime disposer de capacités industrielles trop importantes au regard des besoins. Il entend donc concentrer la fabrication dans un nombre plus réduit d’usines existantes afin de préserver sa viabilité à long terme.

Cette logique consiste à rapprocher les volumes produits des ventes attendues : lorsqu’une usine tourne en dessous de sa capacité, ses coûts fixes pèsent davantage sur chaque paire fabriquée. Regrouper la production peut améliorer l’utilisation des équipements, mais déplace aussi les conséquences vers les territoires dont les sites ferment. D’autres médias ont rapporté la fermeture de sites au Portugal et au Vietnam, dans le cadre d’un plan qui toucherait environ 2 400 emplois au total. WWD revient sur la restructuration et ses fermetures.

Le Vietnam n’est pas le seul pays où le groupe fabrique ses produits. Ecco indique également disposer de sites au Danemark, en Indonésie, en Chine et en Thaïlande. Le choix des implantations restantes doit permettre à l’entreprise danoise de répartir ses activités, mais il ne supprime pas les incertitudes liées aux marchés ni les coûts d’ajustement social.

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Commandes instables et pression sur l’industrie de la chaussure vietnamienne

La fermeture intervient dans une conjoncture difficile pour les fabricants vietnamiens. Nguyen Van Khanh, vice-président de l’Association de l’industrie de la chaussure et du cuir de Hô Chi Minh-Ville, décrit des commandes tardives, des débouchés d’exportation incertains et une concurrence renforcée sur les prix. Les coûts de production et les taux d’intérêt bancaires ajoutent une pression supplémentaire sur les entreprises.

Pour un fabricant qui dépend de clients étrangers, une baisse des commandes peut rapidement perturber la planification : les ateliers doivent arbitrer entre maintenir les équipes, réduire les heures ou différer les investissements. La situation géopolitique complique les échanges avec des marchés majeurs comme les États-Unis et l’Europe, où les décisions d’achat et les flux commerciaux peuvent évoluer rapidement. La presse locale présente ce contexte comme un facteur pesant sur les exportations, sans en faire l’unique explication de la décision d’Ecco.

Le cas de Bau Bang montre ainsi comment une stratégie de groupe et des difficultés sectorielles peuvent se rencontrer. Même une usine récente et capable de produire des volumes importants reste vulnérable si les commandes ne suivent pas et si les coûts continuent d’augmenter. Vietnam Investment Review rapporte l’arrêt des opérations dans ce contexte économique tendu.

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Emploi : des salariés confrontés à un marché déjà tendu

La recherche d’un nouvel emploi s’annonce difficile pour les personnes touchées, car la fermeture survient alors que les possibilités d’embauche dans la chaussure, le textile et l’habillement sont limitées. Selon le service de l’emploi de Hô Chi Minh-Ville, ces secteurs comptaient 1 306 postes vacants en octobre, face à 2 473 candidats. L’écart donne une indication concrète de la concurrence à laquelle les salariés peuvent être confrontés.

Ces chiffres ne décrivent pas à eux seuls les compétences requises ni la répartition des offres, mais ils signalent un déséquilibre entre le nombre de personnes en recherche et les postes disponibles. Un salarié spécialisé dans une étape précise de la fabrication peut devoir envisager une formation, une mobilité géographique ou un passage vers un autre secteur. Les délais de versement des sommes dues et l’accès aux prestations sociales deviennent alors essentiels pour sécuriser cette transition.

Les employeurs locaux pourraient absorber une partie de la main-d’œuvre, mais les commandes instables rendent les recrutements difficiles à anticiper. La fermeture met donc en évidence une question plus large : comment préserver les compétences industrielles lorsque les grands donneurs d’ordre déplacent ou concentrent leur production ? La réponse dépendra autant des besoins des entreprises que des dispositifs d’accompagnement accessibles aux travailleurs.

Les repères essentiels sur la fermeture d’Ecco

Les éléments connus permettent de distinguer la décision industrielle, son calendrier et ses répercussions sociales. Le tableau ci-dessous rassemble les principaux repères communiqués sur le site de Bau Bang et sur le contexte de l’emploi local.

RepèreInformation
EntrepriseEcco, fabricant danois de chaussures
Site concernéUsine de Bau Bang, près de Hô Chi Minh-Ville
Arrêt de la production2 novembre 2026
Effectif concernéPlus de 1 600 salariés
Volume annuel indiquéPlus de huit millions de chaussures et produits dérivés
Emploi dans les secteurs associés1 306 postes vacants pour 2 473 candidats en octobre

La fermeture ne signifie pas que toute l’activité de fabrication d’Ecco disparaît : le groupe prévoit de s’appuyer sur un réseau d’usines réduit, réparti entre plusieurs pays. En revanche, pour Bau Bang, l’arrêt de la production transforme immédiatement l’avenir du site et de ses salariés. Les informations de VnExpress sur l’usine et les emplois concernés complètent le suivi local de cette annonce.

Quand l’usine Ecco de Bau Bang a-t-elle arrêté sa production ?

La production a cessé le lundi 2 novembre 2026, date à laquelle Ecco a annoncé son retrait du Vietnam.

Combien d’emplois sont concernés par la fermeture ?

Plus de 1 600 emplois sont concernés. Une équipe limitée doit rester pour organiser les opérations de départ et la fermeture du site.

Pourquoi Ecco ferme-t-il son usine vietnamienne ?

Le groupe invoque plusieurs années de baisse de la demande, une surcapacité de production et une restructuration destinée à concentrer la fabrication dans moins d’usines.

Les salariés recevront-ils encore leur salaire après l’arrêt ?

Ecco s’est engagé à honorer les salaires et prestations sociales dus jusqu’à la fin du mois de novembre, selon les informations communiquées autour de la fermeture.

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