Benjamin Guillaume, unique homme sirène des Naïades d’Occitanie, brille en compétition et nourrit de nouveaux rêves

Benjamin Guillaume, unique homme sirène des Naïades d’Occitanie, brille en compétition et nourrit de nouveaux rêves

benjamin guillaume, unique homme sirène des naïades d’occitanie, se distingue en compétition et poursuit de nouveaux rêves aquatiques.

À Salles-sur-l’Hers, en Occitanie, Benjamin Guillaume a trouvé dans le mermaiding une discipline où se rencontrent effort physique, expression artistique et imaginaire. Cet intermittent du spectacle, comédien, auteur et poète originaire de Nouvelle-Calédonie, est aujourd’hui le seul homme sirène des Naïades d’Occitanie. En quelques mois de pratique, il s’est hissé sur le podium du premier tournoi de mermaiding organisé en France : deuxième en individuel, il a également remporté l’épreuve en quatuor.

Son parcours est aussi celui d’une découverte personnelle. Une initiation à la nage avec monopalme lui a fait entrevoir une manière nouvelle d’habiter l’eau, loin de la natation pratiquée sans projet artistique. Désormais président de l’association, il souhaite contribuer à faire connaître cette passion aquatique et prépare, avec son équipe, un objectif de taille : représenter la France lors d’une compétition internationale prévue en Allemagne en octobre 2027.

En bref

  • Originaire de Nouvelle-Calédonie et installé à Salles-sur-l’Hers, Benjamin Guillaume est comédien, auteur et intermittent du spectacle.

  • Il a découvert le mermaiding après une rencontre avec Noémie Bertin, maître-nageuse et mannequin.

  • Au tournoi de France à Joigny, il a terminé deuxième en individuel et premier en quatuor.

  • Il préside désormais les Naïades d’Occitanie et veut faire mieux connaître cette discipline sportive et artistique.

  • Avec l’équipe des Roses des Profondeurs, il vise une participation à une compétition internationale en Allemagne en 2027.

Benjamin Guillaume découvre le mermaiding à la faveur d’une rencontre

Le point de départ ne se trouve ni dans un bassin d’entraînement ni dans une compétition, mais lors d’un événement culturel à Caraman. Benjamin Guillaume y présente une web-série lorsqu’il fait la connaissance de Noémie Bertin, maître-nageuse et mannequin. À sa question sur son métier, elle répond qu’elle est sirène. Cette réponse singulière ouvre une porte inattendue vers une pratique dont il ignorait encore l’existence.

Noémie Bertin l’invite à une initiation organisée à Muret, en Haute-Garonne. Benjamin découvre alors le mermaiding, activité qui emprunte son nom à l’anglais « mermaid » et associe nage, apnée, danse et interprétation. Les participants portent une nageoire en forme de queue et une monopalme, équipement qui permet de se propulser en ondulant dans l’eau.

La première expérience produit un déclic. Benjamin Guillaume explique que la natation seule ne répondait pas à ses attentes, tandis que cette discipline lui donne un motif de s’engager dans l’eau. Le mouvement n’est plus seulement une succession de longueurs : il devient aussi une manière de raconter, de composer une présence et d’explorer une esthétique. Pour un artiste habitué aux textes et à la scène, cette alliance entre corps et imagination trouve un écho immédiat.

Le mermaiding peut être abordé comme loisir, activité sportive ou pratique artistique, selon les objectifs et le niveau des participants. Son développement moderne est associé à des spectacles aquatiques et à des productions américaines du début du XXe siècle ; sa diffusion s’est ensuite accélérée avec Internet, qui a rendu visibles des communautés et des techniques jusque-là peu connues du grand public.

Après cette initiation, Benjamin rejoint les Naïades d’Occitanie, association qui organise des rencontres et des entraînements bimensuels à Portet-sur-Garonne. Il y découvre un cadre collectif, avec des pratiquants aux parcours variés et un apprentissage progressif de la nage avec monopalme. Pour suivre les activités de l’association et ses initiatives de découverte, les lecteurs peuvent consulter la page des Naïades d’Occitanie.

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Une performance remarquée au tournoi de mermaiding de Joigny

Environ un an après ses débuts, Benjamin Guillaume prend part au premier tournoi de mermaiding de France, organisé à Joigny. La compétition ne se limite pas à une démonstration de costume ou à une séance de nage libre. Les participants doivent conjuguer capacités physiques, maîtrise de leur déplacement et présence artistique, avec des épreuves individuelles et collectives.

Le programme comprend des exercices physiques ainsi que des solos et des quatuors construits autour de figures imposées. Pour l’épreuve collective, les partenaires ne se connaissent pas nécessairement avant le tournoi. Les quatre membres du groupe de Benjamin mettent au point leur chorégraphie le jour même, puis la testent dans l’eau. L’exercice demande donc une adaptation rapide : synchroniser les mouvements, s’accorder sur les transitions et conserver une lecture claire de la performance malgré les contraintes du bassin.

Le résultat témoigne de cette capacité à s’ajuster. Benjamin termine deuxième en individuel et décroche la première place en quatuor. Il ne s’agit pas seulement d’une récompense personnelle : le classement collectif souligne l’importance de l’écoute et de la coordination dans une discipline où chaque geste peut modifier l’équilibre du groupe. La monopalme impose une propulsion particulière, tandis que les figures artistiques exigent précision et contrôle du souffle.

À l’issue de l’épreuve, les quatre lauréats — Julie, Leïla, Benjamin et Marie — fondent les Roses des Profondeurs. Le nom rassemble trois sirènes et un triton autour d’une ambition commune : progresser ensemble, rendre leur pratique plus visible et défendre les couleurs françaises lors d’un rendez-vous international. Leur groupe illustre une réalité importante du mermaiding : les performances se construisent autant dans la préparation et l’entraide que dans le passage devant le jury.

La victoire en quatuor constitue ainsi un premier jalon vers un projet plus large. Pour Benjamin, la compétition apporte une mesure concrète du travail accompli, mais elle donne également une visibilité à une discipline encore confidentielle. La performance sportive devient un moyen de susciter la curiosité et de montrer que le costume de sirène n’exclut ni l’exigence physique ni la préparation technique.

RepèreÉléments connus
DécouverteInitiation au mermaiding à Muret, après une rencontre lors d’un événement culturel à Caraman
EntraînementPratique avec les Naïades d’Occitanie, notamment à Portet-sur-Garonne
Tournoi de FranceDeuxième place en individuel et première place en quatuor à Joigny
CollectifCréation des Roses des Profondeurs par trois sirènes et un triton
Prochain objectifProjet de participation à une compétition internationale en Allemagne en octobre 2027

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Un homme sirène qui revendique sa place dans une discipline encore méconnue

Dans l’univers du mermaiding, Benjamin Guillaume occupe une position rare. Il est le seul homme sirène des Naïades d’Occitanie et l’un des quatre membres masculins et féminins réunis au sein des Roses des Profondeurs. Il parle volontiers d’un « triton assumé », formule qui exprime à la fois son humour et son choix de ne pas dissimuler la singularité de son parcours.

Cette singularité touche à la représentation du corps autant qu’à la pratique sportive. Benjamin décrit le mermaiding comme une expérience qui encourage à composer avec ses complexes, à accepter son apparence et à explorer une part de soi parfois moins visible. La dimension théâtrale du costume et du mouvement permet de transformer le regard porté sur le corps : celui-ci n’est plus seulement évalué selon des critères ordinaires, il devient un instrument d’expression et de création.

Il évoque également une part plus libre, plus « diva », qu’il assume dans l’eau. Cette approche ne signifie pas que la discipline se réduise à la mise en scène : la propulsion avec une monopalme, la gestion de l’effort et l’apnée réclament un apprentissage rigoureux. Elle montre plutôt que la dimension artistique peut aider les pratiquants à se sentir légitimes et à investir l’entraînement avec une motivation qui leur ressemble.

Au sein de son équipe, Benjamin dit avoir trouvé de la bienveillance et un esprit fraternel. Cette expérience compte d’autant plus que la discipline peut se heurter à des réserves dans certains équipements aquatiques. Des piscines s’inquiètent notamment du risque de gêner ou de blesser les autres nageurs avec les mouvements de nageoire. Ces préoccupations rappellent l’importance d’organiser la pratique dans des créneaux adaptés, avec des consignes précises et une attention portée à la sécurité de tous.

Le dialogue avec les lieux de baignade et la pédagogie auprès du public sont donc essentiels. Une démonstration encadrée permet d’expliquer comment la monopalme se manie, pourquoi les pratiquants ont besoin d’espace et en quoi le mermaiding diffère d’une baignade ordinaire. À mesure que les clubs clarifient ces conditions, une activité parfois perçue comme insolite peut être reconnue pour ses exigences réelles et son potentiel artistique.

En assumant son statut d’exception, Benjamin Guillaume ne cherche pas seulement à se distinguer. Il contribue à élargir l’image d’une pratique souvent associée à un univers féminin et rappelle que l’accès au sport et à la création ne devrait pas dépendre des stéréotypes. Son parcours donne ainsi un visage concret à une discipline où l’inclusion se construit dans l’eau, par l’accueil et la pratique collective.

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Les Naïades d’Occitanie, un collectif pour faire connaître la passion aquatique

Récemment élu président des Naïades d’Occitanie, Benjamin Guillaume souhaite prolonger son engagement au-delà des entraînements et des résultats. L’association entend faire découvrir et démocratiser le mermaiding dans la région, en réunissant des personnes déjà initiées et des curieux qui souhaitent comprendre cette pratique. Rencontres, ateliers créatifs et séances photographiques peuvent contribuer à montrer les différentes facettes de l’activité.

Le rôle d’un collectif local est déterminant pour une discipline encore peu implantée en France. Un débutant peut y découvrir l’équipement, les règles de sécurité et les bases de la nage avec monopalme dans un cadre accompagné. Les séances régulières permettent ensuite d’acquérir progressivement l’endurance et la maîtrise nécessaires, sans confondre l’apprentissage technique avec la seule dimension spectaculaire du costume.

Benjamin nourrit aussi des projets de représentation. Il imagine des spectacles qui mêleraient contes, chansons et costumes conçus pour évoluer dans l’eau. Son expérience de comédien, d’auteur et de poète peut y trouver un prolongement naturel : l’eau devient un espace scénique, tandis que la nage et les figures servent la narration. Ce type de création pourrait attirer un public qui ne fréquente pas spontanément les compétitions sportives.

Les sorties en lacs font partie des idées évoquées, avec une volonté de sensibiliser à la pollution et à la préservation des milieux aquatiques. La figure de la sirène peut alors devenir un symbole de biodiversité : elle invite à regarder autrement les rivières et les plans d’eau, non comme de simples décors, mais comme des écosystèmes fragiles. Un spectacle ou une rencontre au bord de l’eau peut ainsi associer découverte artistique et attention à l’environnement, à condition de respecter les sites et leurs usages.

Le public peut retrouver les actualités personnelles de Benjamin sur sa page consacrée à ses projets, tandis que la présentation de l’association et de ses objectifs est également accessible sur la fiche des Naïades d’Occitanie. Ces ressources donnent un aperçu des initiatives menées pour faire sortir le mermaiding de son cercle d’initiés et l’ancrer dans la vie culturelle et sportive régionale.

En faisant dialoguer entraînement, création et sensibilisation, le club peut donner à la discipline une visibilité durable. L’enjeu n’est pas seulement d’organiser des événements, mais de construire un espace où chacun comprend ce que le mermaiding demande et ce qu’il peut apporter.

Des rêves de compétition internationale et des moyens à réunir

Le prochain grand objectif de Benjamin Guillaume et des Roses des Profondeurs est une compétition internationale prévue en Allemagne en octobre 2027. Le projet prolonge les résultats obtenus à Joigny, mais il suppose une préparation plus importante : maintenir l’entraînement, travailler les enchaînements collectifs et organiser les déplacements. Une échéance internationale oblige aussi chaque membre à concilier les exigences sportives avec ses activités professionnelles et personnelles.

Les coûts constituent un obstacle concret. Il faut financer les nageoires et les équipements, mais aussi le transport et le séjour. Le groupe cherche des sponsors et a lancé une cagnotte en ligne afin de contribuer au financement du déplacement. Pour une discipline encore peu connue, cette recherche de soutien représente également un exercice de communication : expliquer le projet, présenter les résultats déjà obtenus et montrer ce que la participation française pourrait apporter à la visibilité du mermaiding.

La préparation ne se résume toutefois pas au budget. Le quatuor doit continuer à renforcer sa cohésion, d’autant que les Roses des Profondeurs réunissent des passionnés venus de régions différentes. Les entraînements communs, le travail chorégraphique et l’échange de conseils peuvent aider l’équipe à transformer des compétences individuelles en prestation collective. La réussite en compétition dépend autant de cette régularité que de l’inspiration du jour.

Le parcours de Benjamin rappelle aussi qu’une pratique peut se développer sans opposer sport et art. La maîtrise de la nage, l’endurance et l’apnée forment le socle physique, tandis que le costume, la chorégraphie et la narration créent une signature. Cette combinaison donne au mermaiding une identité propre, différente d’une simple démonstration de natation artistique, tout en partageant avec celle-ci le souci du geste, de la composition et de la synchronisation.

Le projet allemand reste un objectif à préparer, non un résultat acquis. Entre-temps, le président des Naïades d’Occitanie entend poursuivre le travail de découverte en région et encourager de nouveaux pratiquants à essayer cette activité. Pour les suivre, les actualités et les rendez-vous de l’association sont relayés sur sa page des Naïades d’Occitanie. Le rêve international prend ainsi appui sur une ambition locale : rendre la discipline plus accessible, plus visible et mieux comprise.

À travers cette trajectoire, la compétition n’est qu’une étape d’un engagement plus vaste. Benjamin Guillaume cherche à faire reconnaître une passion aquatique qui mêle exigence, imagination et ouverture, tout en portant les couleurs de l’Occitanie vers de nouveaux publics.

Qui est Benjamin Guillaume ?

Benjamin Guillaume est un intermittent du spectacle originaire de Nouvelle-Calédonie et installé à Salles-sur-l’Hers. Comédien, auteur et poète, il pratique le mermaiding et préside les Naïades d’Occitanie.

Qu’est-ce que le mermaiding ?

Le mermaiding est une pratique aquatique qui associe nage avec monopalme, apnée, danse et expression artistique. Les participants portent une nageoire en forme de queue de sirène ou de triton.

Quels résultats Benjamin Guillaume a-t-il obtenus au tournoi de France ?

Au tournoi de mermaiding organisé à Joigny, il a terminé deuxième de l’épreuve individuelle et remporté la première place en quatuor avec ses partenaires.

Quel est le prochain objectif des Roses des Profondeurs ?

Le collectif souhaite représenter la France lors d’une compétition internationale en Allemagne prévue en octobre 2027. Il doit notamment réunir les fonds nécessaires au matériel, au transport et au séjour.

Comment découvrir les activités des Naïades d’Occitanie ?

L’association propose des entraînements et des initiatives de découverte en Occitanie. Ses pages publiques permettent de suivre ses actualités et les événements annoncés.

Source: www.ladepeche.fr

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