Climat, IA, conflits : quels risques pourraient bouleverser nos sociétés d’ici 5 à 10 ans ?
À l’horizon de cinq à dix ans, les risques ne se succèdent plus en file indienne : ils se renforcent. Une sécheresse peut fragiliser l’agriculture, faire monter les prix et attiser les tensions sociales ; une crise géopolitique peut perturber l’énergie et les chaînes d’approvisionnement ; une intelligence artificielle mal maîtrisée peut amplifier la désinformation ou faciliter des cyberattaques. Le Future Risks Report 2026 d’AXA met en lumière ce jeu d’interdépendances et un changement de perception notable : l’IA et le big data arrivent en tête des préoccupations des experts, tandis que le dérèglement climatique reste le premier risque cité par le grand public.
Cette hiérarchie ne prédit pas l’avenir. Elle reflète les inquiétudes de 4 345 experts dans 62 pays et territoires et de 24 000 adultes interrogés dans 19 pays par Ipsos, du 14 mai au 24 juin 2026. Les résultats, présentés en octobre, montrent aussi une confiance limitée dans la préparation des pouvoirs publics, malgré une conviction largement partagée : la prévention pourrait réduire une partie des dommages. Entre alertes technologiques, conflits géopolitiques et vulnérabilités quotidiennes, la question centrale devient celle des choix collectifs capables de réduire les risques avant qu’ils ne se transforment en crises.
En bref
- L’IA et le big data passent au premier rang des préoccupations des experts ; le climat reste numéro un pour le grand public.
- En Europe, les conflits géopolitiques et leurs conséquences économiques pèsent particulièrement dans les perceptions.
- Les répondants redoutent les dommages climatiques, les pénuries de ressources, l’insécurité alimentaire et les crises énergétiques.
- La prévention est jugée utile par une large majorité, mais seuls 38 % des personnes interrogées se sentent bien préparées à une crise majeure.
- En France, le pessimisme sur l’avenir coexiste avec des solidarités locales et une volonté déclarée de contribuer à la protection du pays.
Intelligence artificielle : pourquoi les experts la placent en tête des risques futurs
Dans le classement mondial des experts, les risques associés à l’intelligence artificielle et au big data passent de la quatrième à la première place. Le mouvement est également net dans le grand public, où ils progressent de la septième à la deuxième position. Il ne s’agit pas d’une inquiétude abstraite envers les machines : les répondants qui sélectionnent ce risque citent d’abord les atteintes possibles aux droits humains, l’usage abusif des données et les biais algorithmiques. Viennent ensuite les conséquences sur l’emploi et le manque de transparence de certaines décisions automatisées.
La progression s’inscrit dans une accélération des usages depuis l’irruption de l’IA générative dans le quotidien. Après le lancement public de ChatGPT en novembre 2022, l’adoption rapide des outils de génération de texte et d’images a rendu visibles des possibilités auparavant réservées aux spécialistes. Les bénéfices sont tangibles : assistance à la rédaction, analyse de documents ou aide au diagnostic. Mais la même facilité d’accès rend plus simple la production de contenus trompeurs, de faux profils et de messages de fraude convaincants.
Pour les moins de 35 ans, la première inquiétude liée à cette technologie est l’emploi. Un jeune salarié peut voir l’IA comme un outil qui accélère certaines tâches, mais aussi comme une source d’incertitude sur la valeur de ses compétences et la stabilité de son métier. Cette crainte ne signifie pas nécessairement que les postes disparaîtront tous : elle souligne plutôt que la formation et l’organisation du travail risquent d’évoluer plus vite que les parcours professionnels. Dans les entreprises, les décisions sur la supervision des outils et la responsabilité en cas d’erreur deviennent donc aussi importantes que leur performance.
Confiance, responsabilité et préparation publique
Le rapport relève une autre inquiétude : la possibilité de perdre une part de contrôle individuel ou collectif. En Europe, elle se double d’un débat sur la souveraineté technologique et la dépendance cognitive à des outils dont les infrastructures ou les modèles peuvent être conçus ailleurs. Pour les organisations, cela pose des questions concrètes : quelles données peuvent être confiées à un système automatisé, qui vérifie ses réponses, et qui assume les conséquences lorsqu’une décision cause un dommage ?
Les risques de fraude et d’usurpation d’identité rendus plus sophistiqués par l’IA générative illustrent cette difficulté. Une voix imitée ou un message personnalisé peut pousser une personne à transférer de l’argent ou à divulguer des informations confidentielles. Pourtant, parmi les experts qui placent l’IA parmi leurs principaux risques, seuls 9 % estiment que les autorités sont suffisamment préparées ; en Europe, cette proportion tombe à 3 %. Les comparaisons avec les années précédentes doivent rester prudentes, car l’enquête et sa liste de risques ont été remaniées, mais ce faible niveau traduit une défiance persistante.
Le Future Risks Report 2026 d’AXA met ainsi l’accent sur un enjeu qui dépasse la seule réglementation : les capacités d’audit, la formation et le maintien d’un contrôle humain doivent progresser avec les usages. L’IA peut contribuer à détecter des anomalies ou à mieux anticiper certains événements, mais elle peut aussi accélérer les cyberattaques et la désinformation. Le risque déterminant n’est pas seulement la puissance des outils, mais l’écart entre leur déploiement et la capacité des institutions à les encadrer.
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Dérèglement climatique : des conséquences déjà visibles dans la vie quotidienne
Si l’IA domine le classement des experts, le dérèglement climatique demeure le premier risque cité par le grand public, toutes tranches d’âge confondues. Parmi les personnes qui le retiennent, 76 % disent se sentir vulnérables dans leur vie quotidienne. Ce chiffre renvoie à des expériences concrètes : vagues de chaleur, incendies, inondations, sécheresses ou perturbations agricoles. Pour une famille, l’exposition peut prendre la forme d’un logement difficile à rafraîchir ; pour une commune, celle d’un réseau d’eau fragilisé ou d’infrastructures conçues pour un climat qui change.
Les événements extrêmes constituent le premier motif d’inquiétude climatique, devant l’insécurité alimentaire et hydrique. Quand une période de sécheresse réduit les récoltes, les effets dépassent les exploitations agricoles : l’offre alimentaire se contracte, les prix peuvent grimper et les ménages modestes sont davantage exposés. Les pénuries de ressources, notamment d’eau, deviennent alors à la fois un enjeu sanitaire, économique et politique. Le risque ne tient pas à une seule catastrophe, mais à la répétition d’épisodes qui éprouvent les mêmes territoires et les mêmes services publics.
Du choc météorologique aux migrations climatiques
Les impacts peuvent aussi peser sur les choix de vie. Dans l’enquête, 46 % des adultes estiment que le changement climatique, l’insécurité ou les risques sanitaires pourraient les contraindre à déménager dans les années à venir. La proportion monte à 72 % en Afrique et atteint 61 % chez les moins de 25 ans, contre 29 % parmi les personnes de 65 ans et plus. Ces perceptions ne signifient pas que tous ces répondants partiront, mais elles signalent que l’exposition aux aléas entre déjà dans les projets résidentiels et professionnels.
Les migrations climatiques ne résultent généralement pas d’une cause unique. La dégradation des terres, les pertes de revenus, les tensions autour de l’eau et l’absence d’emplois peuvent se combiner à des facteurs politiques ou familiaux. Une personne qui quitte une région touchée par des sécheresses répétées ne le fait pas nécessairement en raison du climat seul : celui-ci peut cependant rendre plus difficile le maintien d’une activité agricole ou l’accès à des ressources déjà rares. Cette nuance est essentielle pour éviter de réduire des parcours complexes à une explication simpliste.
La réponse passe par la réduction des émissions, mais également par l’adaptation : protéger les bâtiments contre la chaleur, restaurer les zones capables d’absorber l’eau, sécuriser les réseaux et préparer les services de santé. Ces mesures nécessitent des investissements et une planification locale. Or, 38 % des répondants souhaiteraient adapter leur logement au changement climatique, mais jugent les travaux trop coûteux ou trop complexes. L’écart entre le souhait et l’action révèle un obstacle matériel, pas un simple manque de sensibilisation.
Le recul du climat dans le classement des experts ne signifie donc pas que la menace s’atténue. Les risques sont mis en concurrence dans une enquête où il faut sélectionner des priorités, et le contexte géopolitique influe sur les réponses. Les enjeux climatiques restent étroitement liés à l’eau, aux récoltes, aux infrastructures et aux déplacements de population. La prévention climatique se mesure autant à la baisse des émissions qu’à la capacité de protéger les personnes déjà exposées.
Les conséquences environnementales se combinent souvent aux tensions sur l’énergie et les échanges internationaux, ce qui place la géopolitique au cœur du tableau des risques.
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Conflits géopolitiques et crises énergétiques : les fragilités européennes
En Europe, les experts placent l’instabilité géopolitique devant le climat et l’IA. Le risque arrive également en deuxième position parmi les préoccupations du public européen, alors qu’il se situe au septième rang dans le classement mondial du grand public. Les conséquences économiques des tensions sont au centre des inquiétudes : restrictions commerciales, sanctions, hausse des coûts et perturbation des approvisionnements. Une crise extérieure peut ainsi se traduire rapidement par des effets visibles dans les entreprises, les transports et les factures des ménages.
Le secteur de l’énergie illustre cette transmission. À la suite des tensions autour du détroit d’Ormuz évoquées dans le contexte de l’enquête, les risques énergétiques remontent dans les préoccupations des experts. Les crises énergétiques peuvent affecter les prix, mais aussi la disponibilité des ressources nécessaires à l’industrie, aux soins ou aux communications. Parmi les experts européens qui retiennent ce risque, 43 % citent en premier la dépendance aux importations, contre 32 % à l’échelle mondiale. Cette différence souligne le poids particulier accordé à l’autonomie stratégique du continent.
Des menaces qui se propagent d’un secteur à l’autre
Les conflits géopolitiques ne se limitent pas aux affrontements militaires. Ils peuvent provoquer des cyberattaques contre des infrastructures, des campagnes de désinformation visant à affaiblir la confiance publique, ou des ruptures dans les chaînes d’approvisionnement. Une entreprise fictive de transport, par exemple, pourrait devoir composer simultanément avec une hausse du carburant, un logiciel indisponible après une attaque et des retards de pièces détachées. L’exemple montre comment des chocs distincts deviennent un problème opérationnel unique.
Ces interactions concernent aussi l’intelligence artificielle. Des outils automatisés peuvent améliorer la détection d’intrusions ou accélérer l’analyse de données, mais les mêmes progrès peuvent aider à fabriquer des messages frauduleux et des contenus trompeurs à grande échelle. Les services publics et les médias doivent alors vérifier plus rapidement des informations dont l’apparence est parfois convaincante. La lutte contre la désinformation exige des dispositifs techniques, mais aussi une information accessible et des réflexes de vérification que chacun peut acquérir.
La biodiversité, classée au dixième rang des préoccupations des experts selon les résultats de l’enquête, illustre elle aussi la complexité des arbitrages. Un rang moins élevé ne supprime pas les liens entre écosystèmes, alimentation et activités économiques. La dégradation des milieux naturels peut accroître la vulnérabilité de l’agriculture ou des ressources en eau, tandis que les tensions sur les approvisionnements peuvent rendre plus difficiles les politiques de protection environnementale. Les mêmes sociétés doivent donc gérer, souvent en même temps, des priorités de sécurité, de croissance et de résilience.
Une analyse complémentaire des risques émergents est proposée dans le rapport consacré à l’anticipation des transformations à venir. La perspective européenne rappelle que la sécurité énergétique ne repose pas seulement sur la diversification des fournisseurs : elle dépend aussi de l’efficacité, de la robustesse des réseaux et de la coopération entre pays. Dans un monde interdépendant, protéger les approvisionnements revient à protéger le fonctionnement quotidien de la société.
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France : inquiétude sur l’avenir, mais des liens sociaux qui résistent
Le volet consacré aux générations fait apparaître un contraste marqué en France. Le pays est le seul de l’enquête où une majorité, 51 %, estime que sa génération vit moins bien que celle de ses parents. Plus encore, 72 % pensent que les jeunes générations auront une qualité de vie inférieure à la leur, tandis que seuls 7 % anticipent une amélioration. À titre de comparaison, 61 % des répondants en Chine continentale prévoient une amélioration pour les générations futures. Ces perceptions reflètent un sentiment de déclassement et d’incertitude, plutôt qu’une mesure unique du niveau de vie.
Le pessimisme s’accompagne d’un sentiment de fracture. Dans le monde, 63 % des adultes interrogés perçoivent une division sociale profonde ou en progression ; en France, cette proportion atteint 81 %. Le chiffre pourrait laisser penser que les solidarités ont disparu. Pourtant, 67 % des Français jugent positif le lien social dans leur lieu de vie. Cette différence invite à distinguer le regard porté sur le pays dans son ensemble de l’expérience quotidienne du voisinage, du travail ou des associations.
Des générations préoccupées par des risques différents
Les inquiétudes varient avec l’âge. Le climat est davantage cité en premier par les personnes de 65 ans et plus que par les moins de 45 ans, tandis que les moins de 35 ans accordent davantage d’attention aux risques sanitaires. L’instabilité géopolitique arrive au quatrième rang chez les 55 ans et plus, mais seulement au onzième chez les moins de 35 ans. Ces différences ne signifient pas que les jeunes ignorent les conflits ou que les aînés négligent la santé : elles dessinent des priorités liées aux expériences, aux ressources et aux perspectives de chacun.
Les écarts de confiance sont tout aussi instructifs. À l’échelle internationale, 37 % des moins de 35 ans estiment que les autorités sont préparées aux risques liés à l’IA, contre 21 % des personnes de 55 ans et plus. La confiance dans les scientifiques est également plus élevée chez les moins de 25 ans que chez les 45 ans et plus. Mais cette confiance ne se transpose pas automatiquement aux institutions démocratiques : dans le monde, les plus jeunes se montrent moins attachés à la démocratie que l’ensemble des répondants. La France fait exception sur ce point, avec 74 % des moins de 25 ans estimant que la démocratie doit être préservée à tout prix, contre 66 % de l’ensemble des Français.
Autre résultat qui nuance l’image d’une société entièrement repliée sur elle-même : si le pays était attaqué, 40 % des Français interrogés se disent prêts à contribuer à sa défense. Parmi eux, 8 % envisagent un engagement dans l’armée et 32 % une participation à la protection civile ; 17 % excluent toute implication, le taux de refus le plus bas d’Europe de l’Ouest. Ces réponses déclaratives ne préjugent pas des comportements en situation réelle, mais elles indiquent qu’un sentiment d’appartenance collective persiste.
Les risques démographiques, pourtant déterminants pour les retraites et les systèmes de protection sociale, sont peu présents dans les classements : quatorzièmes chez les experts et seizièmes dans le grand public. Ils rappellent pourtant que la capacité à absorber une crise dépend aussi du nombre d’actifs, des services disponibles et de la solidarité entre générations. La cohésion ne suppose pas que tous partagent les mêmes priorités ; elle demande des institutions capables de faire dialoguer des inquiétudes différentes.
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Prévention des risques : pourquoi les citoyens ne se sentent pas prêts
Une conviction traverse les réponses à l’enquête : 85 % des experts comme des adultes interrogés estiment que les risques qui les préoccupent pourraient être évités, en totalité ou en partie, grâce à une prévention renforcée. Pourtant, seuls 38 % des répondants se considèrent personnellement bien préparés à une crise majeure. En France, cette proportion tombe à 17 %, tandis que 79 % se disent peu ou pas préparés. Le contraste est saisissant : reconnaître qu’une action préventive est possible ne signifie pas disposer des moyens, des informations ou des équipements nécessaires pour la mettre en œuvre.
Pour un foyer, se préparer peut vouloir dire aménager un logement exposé à la chaleur, connaître les consignes en cas d’inondation ou conserver les contacts utiles en situation d’urgence. Pour une commune, cela suppose des plans opérationnels, des alertes compréhensibles et une coordination entre services. Les obstacles sont souvent pratiques : travaux trop chers, démarches complexes, manque de temps ou difficulté à savoir quelles mesures sont prioritaires. Lorsque 38 % des personnes souhaiteraient adapter leur logement mais jugent les travaux inaccessibles, l’écart entre la volonté et la capacité d’agir devient une question de politique publique.
Organiser la résilience à plusieurs échelles
La prévention ne peut reposer uniquement sur les individus. Les assureurs, les collectivités, les entreprises, les scientifiques et les États ont des responsabilités complémentaires : cartographier les vulnérabilités, rendre les bâtiments plus sûrs, protéger les infrastructures et expliquer les risques sans dramatisation ni minimisation. Une société mieux préparée ne supprime pas les catastrophes ; elle limite les dommages, protège les personnes les plus exposées et permet de rétablir plus vite les services essentiels.
Les réponses doivent également dépasser les frontières. Selon l’enquête, 61 % du grand public privilégient une décision à l’échelle continentale ou mondiale pour faire face aux risques futurs. Cette préférence est cohérente avec la nature des menaces : une crise sanitaire, une cyberattaque ou une rupture énergétique ne s’arrête pas à un poste-frontière. Les partenariats internationaux peuvent faciliter le partage d’informations et la coordination des secours, à condition que les responsabilités et les garanties démocratiques soient clairement définies.
Les outils numériques peuvent contribuer à cette préparation. Des systèmes d’alerte précoce peuvent signaler des crues ou des épisodes de chaleur ; l’analyse de données peut aider à repérer des zones vulnérables. Mais la technologie ne remplace ni les infrastructures ni la confiance. Une alerte ignorée, incompréhensible ou diffusée par un canal indisponible ne protège personne. Il faut donc tester les dispositifs, prévoir des solutions de repli et s’assurer que les publics éloignés du numérique ne restent pas à l’écart.
Enfin, la préparation relève aussi d’un choix collectif sur la répartition des efforts. Les ménages les moins favorisés ne peuvent financer seuls l’adaptation de leur logement ; les territoires ruraux ou isolés ne disposent pas toujours des mêmes services que les grandes villes. Une politique de prévention efficace associe investissements durables, accompagnement local et évaluation régulière. La résilience commence lorsque les moyens de se protéger sont accessibles avant la crise, et pas seulement lorsque l’urgence est déjà là.
Les résultats détaillés et leurs principaux enjeux pour les sociétés sont également présentés dans cette analyse des risques dans un monde en recomposition.
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Questions fréquentes sur les risques susceptibles de bouleverser nos sociétés
Quels risques arrivent en tête dans le Future Risks Report 2026 ?
Les experts placent les risques liés à l’intelligence artificielle et au big data au premier rang. Le grand public continue de citer le changement climatique comme sa principale inquiétude, tandis que l’instabilité géopolitique pèse particulièrement en Europe.
Pourquoi l’IA inquiète-t-elle les experts ?
Les préoccupations portent notamment sur les droits humains, l’utilisation des données, les biais, l’emploi, l’opacité des décisions automatisées, les fraudes et les cybermenaces. Le faible niveau de confiance dans la préparation des autorités renforce ces inquiétudes.
Le climat est-il moins dangereux parce qu’il recule dans le classement des experts ?
Non. Un classement oblige les répondants à hiérarchiser des risques qui peuvent tous être importants. Le climat reste la préoccupation principale du grand public et ses conséquences touchent déjà les événements extrêmes, l’eau, l’alimentation, les infrastructures et les déplacements.
Que signifie la faible préparation déclarée en France ?
Elle indique que peu de personnes se sentent prêtes à affronter une crise majeure, même si une large majorité estime que la prévention peut réduire les risques. Le coût des travaux, la complexité des démarches et l’accès à l’information font partie des obstacles à lever.
